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Soliman
Publié par EF041008 le 1/2/2009
 Soliman

Soliman, petit-fils de Mehmet II le Conquérant et fils de Sélim Ier le Terrible, est né en 1495 à Trébizonde (Turquie). Sa mère était la fille d’un Khan des Tartares de Crimée.
 
A la mort de son père, en 1520, il doit reprendre les rennes du pouvoir. Il a à peine 25 ans. Son règne, long de 46 ans,  sera synonyme de la magnificence de l’Empire Ottoman.

Pour sa femme Roxelane, il agrandit Topkapi et la place près du pouvoir...





Soliman, petit-fils de Mehmet II le Conquérant et fils de Sélim Ier le Terrible, est né en 1495 à Trébizonde (Turquie). Sa mère était la fille d’un Khan des Tartares de Crimée.

A 7 ans, il quitte le monde des femmes pour apprendre la littérature, la religion, l’écriture et les mathématiques. A 15 ans, il dirige déjà une province et acquiert une expérience de gouvernement et d’administration.

A la mort de son père, en 1520, il doit reprendre les rennes du pouvoir. Il a à peine 25 ans. Son règne, long de 46 ans,  sera synonyme de la magnificence de l’Empire Ottoman.

Cet homme long et maigre, au regard noir et au nez aquilin, inspire l’autorité. A son avènement il accorde aux janissaires, comme le veut la coutume, le Bakhchich ou don de joyeux avènement. Les hauts dignitaires lui prêtent serment, ainsi que les Oulemas et les chefs de l’armée.


                               
                             Janissaires, Collections of New York Public Library

Soliman souhaite construire son autorité sur une souveraineté absolue (administratif, militaire, judiciaire, religieux), une administration bien faite, des peuples bien intégrés à ce système étant entendu que ces derniers devaient se soumettre à son autorité.  Il gouverne au travers du Divan, dirigé par le Grand Vizir, représentant absolu du souverain.

Soliman va augmenter le nombre de fonctionnaires et les placera dans les régions pour y assoir pleinement son autorité et y récolter les taxes nécessaires à la bonne santé de ses finances. Tout ce système, extrêmement moderne, lui vaudra le surnom de Soliman, le Législateur.

Lors de sa prise de fonction, on lui offre une femme, esclave d’origine polonaise, nommée Roxelane. Gracieuse et finement intelligente, Roxelane parvient à se faire affranchir et lui donne 4 fils et une fille. Elle réussit à écarter sa rivale Gulbahar et devient la première du harem. Soliman agrandit le Palais de Topkapi, et notamment le harem, et Roxelane pourra être proche du pouvoir. Soliman l’adore et son surnom »Hurren », la Joyeuse, prouve que son caractère était des plus plaisant.


                                  Soliman le Magnifique
                                       Roxelane                          Cliquez sur la photo

Cette vie privée réussie est certainement une des clés de l’équilibre nécessaire à la réussite de grands projets…et Soliman n’était pas en reste de projets ambitieux.

Au plan guerrier, Soliman s’attaque d’abord à la Hongrie, qui avait commis l’erreur de ne pas reconnaître l’avènement de Soliman comme il se devait. Il s’empare de Belgrade dès la première année de son règne, histoire de tenir en respect toux ceux qui s’aviseraient de faire pareil.

Puis il s’attaque aux Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean, bastion catholique aux portes de son Empire. Il s’empare de Rhodes en 1522. Toutefois la vaillance de la résistance adverse est telle, via Philippe Villiers de l’Isle Adam, que Soliman décide de les faire quitter l’île avec les honneurs de la guerre. Geste somptueux mais aussi erreur de jeunesse qui lui coutera plus tard le siège de Malte contre Jean Parisot de La Vallette.

Il s’associe à Ibrahim Pacha, chrétien islamisé d’origine grecque, en 1523 qu’il nommera Grand Vizir. Ibrahim se marie avec la sœur du Sultan et obtient de facto une place de grande influence auprès de Soliman. Leur alliance allait conduire à la maîtrise de l’Egypte, de la Hongrie (victoire des Mohacs en 1526) qui était étroitement lié au pouvoir des Habsbourgs, c’est-à-dire à Charles Quint.


                         
                          Perses, Collections Of New York Public Library


Ils s’attaquent aussi ensemble à la Perse, représentante de l’Islam chiite, considéré comme schismatique par les Ottomans sunnites. Les souverains séfévides convainquent en effet de plus en plus de gens et notamment des nomades turkmènes, les Kizilbaches ou « têtes rouges » en référence à leur chapeau, sujets de Soliman, qui se révoltent contre lui en 1626 et 1627. En 1633, Ibrahim et Soliman mènent la campagne des « deux Iraq », qui leur valurent la prise de Bagdad mais ne fut pas une réussite car très coûteuse et peu glorieuse.

Cette demi défaite donna du grain à moudre aux ennemis de Ibrahim Pacha, notamment Roxelane, dont on dit qu’elle participa au complot qui aboutit à l’assassinat de ce dernier.

Charles Quint règne toujours sur l’Europe et Soliman le considère comme un rival trop puissant. Dans cette lutte, Soliman trouve un allié surprenant, le très Chrétien François Ier. Ce dernier en effet cherche à trouver un second souffle face à la toute puissance Habsbourg. Les Français cherchent à reconquérir l’Italie et les Turcs ont besoin de ports en Méditerranée pour lutter contre les Espagnols. Cette alliance aboutira notamment au siège franco-turc de Nice et à l’hivernage de Barberousse à Toulon en  1543-1544.

 Seule l’Autriche lui résistera et Soliman devra lever le siège devant Vienne.

Pendant ce temps là, l’Empire Ottoman évolue. Le Palais est une véritable ville dans la ville et le Harem y joue un grand rôle, gardé par des eunuques.


                       
                     Danseuse et Eunuque, Collections NY Public Library

Le commerce se fait aussi et le bazar est le lieu de tous les échanges : faïences d’Iznik, soies de Brousse, savons d’Alep. Les Turcs commercent avec tout le monde : les Vénitiens, Gênois, Polonais…Ils leurs donnent des capitulations qui leurs permettent d’être représentés : ce sont les Français qui obtiennent la première, ce qui leur donnent accès à tous les ports d’Istambul, Chypre, Smyrne, Alexandrie, Tripoli ou Alep…

Il construit de nombreuses mosquées, grâce au travail remarquable d’un architecte de génie Sinan. Poète et orfèvre, il fait réaliser des merveilles d’orfèvrerie et enrichit considérablement le palais Topkapi.

Mais Roxelane est malade et Soliman s’en attriste. Elle meurt en 1558. Parallellement deux de ses fils, Mustapha et Bayezid, sont condamnés à mort par lui pour raison d’Etat. Il est affaibli et mène une dernière campagne contre la Hongrie.

Mais il meurt pendant le siège de Szigetvar en 1566. Son mausolée est situé dans la mosquée Süleymaniye.

Cet article a été écrit par Emmanuelle Falsanisi
 

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