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Mirabeau , Révolution en Provence
Publié par EF041008 le 13/2/2009
 Mirabeau , Révolution en Provence

Honoré Riqueti, comte de Mirabeau est né au chateau de Bignon-Mirabeau dans le bocage gâtinais en 1749. C’est un homme politique français, modéré, qui a une une forte influence aux commencements de la Révolution française. Il était en faveur de la monarchie constitutionnelle de type britannique.

Il est d’une famille provençale et représente l’éloquence parlementaire. On lui donne souvent le surnom de « Torche de Provence »...














Honoré Riqueti, comte de Mirabeau est né au chateau de Bignon-Mirabeau dans le bocage gâtinais en 1749. C’est un homme politique français, modéré, qui a une une forte influence aux commencements de la Révolution française. Il était en faveur de la monarchie constitutionnelle de type britannique.

Il est d’une famille provençale et représente l’éloquence parlementaire. On lui donne souvent le surnom de « Torche de Provence ».

Fils aîné de Victor de Riquetti, marquis de Mirabeau, et  de Marie Geneviève de Vassen, il est dès sa naissance en 1749 d’une laideur particulière. Celle-ci s’accroît à l’âge de 3 ans où il est atteint d’une petite vérole mal soignée, qui lui laissera des traces sur le visage.

Destiné à la carrière militaire, il part à Paris faire ses études. En 1767, il entre dans un régiment de cavalerie que son grand-père avait commandé quelque années avant.

Malgré sa laideur, sa personnalité et son intelligence remarquables plaisent aux femmes. Les lettres qu’il leurs envoie montre un grand talent de séduction. Elles lui valent une réputation de libertin qui ne sied pas au goût de l’armée. Le scandale éclate et son père, qui ne le tenait pas dans son cœur, obtient une lettre de cachet et le fait emprisonner à l’île de Ré.

Pour se racheter de sa conduite, il épouse une riche héritière Emilie de Covet, marquise de Marignane, avec laquelle il a un fils mort en bas âge. Amateur de jeux, il perd des fortunes et s’endette régulièrement. Pour le soustraire à ses créanciers, son père le fait régulièrement emprisonner au fort de Vincennes, près de Paris,  puis le fait finalement enfermer au château de Joux dans le Jura. Il s’enfuit de ce château pour aller à l’étranger, accompagné de Marie-Thérèse Sophie de Ruffey, sa « Sophie »,  épouse du marquis de Monnier, Président de la Cour des Comptes de Dôle.


                             

De Pontarlier, Jura, il est alors condamné à mort par contumace. En 1777, il est interpellé par la police, qui l’enferme à nouveau au château de Vincennes. C’est dans cette prison qu’il écrira "Des lettres de cachet et des prisons d’Etat", où il condamne le système des lettres de cachet, qu’il juge non seulement injuste ( il en a été la première victime !) mais inconstitutionnel. Ce document qui sortira à sa libération montrera une grande capacité à comprendre les problèmes juridiques et politiques.

Il pourra montrer aussi ses capacités à défendre des sujets, notamment son propre cas dans le cadre de sa condamnation à mort, qu’il réussit à faire annuler, tout en demandant au marquis de Monnier le remboursement de ses frais judiciaires. Il quitte Pontarlier  pour Aix en Provence, mais doit à nouveau faire face à des problèmes judiciaires notamment avec sa femme, puis avec ses parents.

Devant un tel chaos, il quitte à nouveau la France pour la Hollande, puis pour l’Angleterre où il entre en contact avec le parti Whig et fréquente Lord Shelburne et Samuel Romilly. Les Anglais  étaient de grands admirateurs de ses écrits politiques et ne tenaient pas trop compte de ses déboires amoureux. Ils appréciaient sa liberté de penser et son avant-gardisme  politique.


                                                     
                                                           Lord Shelburne

A court d’argent et souhaitant rentrer dans son pays, il commence à faire jouer son réseau pour récupérer un poste dans l’administration. Mais il écrit aussi en même temps  des pamphlets contre les pratiques bancaires d’agiotage et d’affairisme et se met les banquiers à dos. Devant cette nouvelle disgrâce, l’administration française est peu encline à l’embaucher.

Il décroche toutefois une mission secrète à la cour de Prusse et une nouvelle fois l’administration est peu remerciée puisqu’il écrit un pamphlet sur la cour de Prusse, »l’Histoire secrète à la cour de Berlin », la décrivant comme dépravée, et ses dirigeants comme incompétents et hyper-émotionnels. Il eut toutefois l’intelligence d’écrire ce pamphlet à titre posthume, rendant ainsi sa publication comme illégale…Elle fut censurée par la cour de France, ce qui la rendit encore plus attractive auprès de la population.

Ayant trouvé un bon créneau, Mirabeau reprit l’écriture de plusieurs pamphlets cette fois ci contre la cour de France ce qui  lui valut une grande popularité. Mais une nouvelle fois, Mirabeau était sorti du chemin qui lui était tracé en tant que membre de la Noblesse…après les frasques amoureuses, les excès de jeux, les attaques du système bancaire , l’heure était venu pour lui de donner des coups de boutoir politiques.


                                 
                        Ouverture des Etats-Généraux                 Louis XVI

La France convoquait les Etats-Généraux et les différents états devaient être représentés : la Noblesse, le clergé et le Tiers-Etat. Il alla à Aix et étant membre de la noblesse, il se présenta à elle…mais elle le rejeta. Il trouva son chemin finalement en représentant du Tiers-Etat. Il s’imposa très vite comme l’un des leaders de ce courant émergeant et puissant. Il voulait instaurer une monarchie constitutionnelle sur le modèle anglais, où le Roi garderait des pouvoirs face l’Assemblée législative.

Il travaille avec l’abbé Sieyès à transformer les Etats-Généraux en Assemblée Constituante. Membre de l’Assemblée législative, il espérait un poste de ministre mais un décret interdisant aux députés de devenir ministre ruina ses espérances. Il devint alors le conseiller secret du Roi qui paya ses dettes et lui versa une pension mensuelle. Il dut batailler contre deux rivaux : Necker, dont il critiqua la « Caisse d’escompte », qui rassemblait toutes les taxes  et surtout Lafayette, dont la puissance venait du fait qu’il tenait l’armée.


Il fait un séjour triomphal à Marseille en 1789. Quatre jours après, c'était l'émeute . Il est obligé de revenir dans cette ville pour calmer les manifestants.
En Décembre 89, la classe moyenne s'agite à nouveau et réclame le rétablissement de la milice citoyenne. Le prévôt Bournissac arrête les meneurs et les enferme au chateau d'If.
Mirabeau défend leur cause devant l'Assemblée constituante.Ils sont libérés et Bournissac doit s'enfuir.
                                             
                                                               Marseille
                                            Collections of New York Public Library

Il montra un pragmatisme politique hors du commun naviguant dans une Assemblée déchainée, une Révolution qui s’ensanglantait un peu plus chaque jour et un désir de maintenir les intérêts du Roi face à la vague déferlante du peuple.

Sa mort soudaine en 1791 attrista les Français et l’Assemblée fit déposer son corps au Panthéon, mais il en fut retiré après que l’Assemblée ait découvert son double jeu avec le Roi. La légende veut que le dernier mot qu’il écrivit fut « dormir », comme s’il trouvait enfin l’apaisement après une vie turbulente.

Cet article a été écrit par Emmanuelle Falsanisi.






 
 
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