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Marseille, de Rome à la France
Publié par EF041008 le 21/2/2009
 Marseille, de Rome à la France

Marseille a été fondée dès le VIIè siècle avant JC par des navigateurs grecs, les Phocéens, venus pour installer un port de commerce. Ils veulent pratiquer « l’emporia », une sorte d’import-export, entre les populations barbares ayant l’ambre (de la Baltique), les matières premières (comme l’étain de Cornouaille…) et les Grecs proposant les produits manufacturés (objets de bronze, tissus, …).

Marseille restera toujours cette terre d’accueil et d’échanges culturels ou commerciaux qui était sa marque d’origine. Cette ville traversera les âges avec ce même désir d’ouverture et cette volonté de gagner son indépendance quelle que soit le contexte.







Carte de la ville


                               


Les Phocéens qui s’installent au VIIè siècle avant JC fondent un port de commerce et un lieu d’échanges. Ils apportent à la région la culture de la vigne et la production des amphores qui connait une progression importante dans la deuxième moitié du VIIè siècle.

Cet enrichissement fait la renommée de Marseille et son aura va jusqu’à Rome, qui recherche une alliée militaire pourvue d’un port. Les deux cités souhaitaient réduire la puissance militaire de Carthage. C’est la période des guerres Puniques et Marseille s’engage aux côtés de Rome.

Les Marseillais font preuve dès le début d’une volonté d’indépendance politique et de gestion stricte de leur ville. C’est un modèle d’oligarchie, faite par des commerçants riches.
Certains symboles rappellent aux citoyens la nécessité de se tenir tranquille : deux cercueils à l’entrée de la ville, une épée signe du châtiment en cas de violation de la loi et pour ceux qui passent devant le Conseil des 600 ( le Sénat Marseillais) , la cigüe à boire pour ceux qui sentent qu’il est temps de disparaitre du monde des Hommes…

C’est à partir de Vè siècle ap JC que la région se christianise. L’arrivée de Jean Cassien à Marseille est une étape importante de cette évolution. Il fut le premier à introduire une communauté monastique tant féminine (Saint-Sauveur) que masculine (Saint-Victor). C’est la grande vague monastique ainsi qu’en témoignent le monastère des îles du Lérins avec Saint-Honorat

                     
                                                           Abbaye Saint-Victor


Mais le pays est en proie au chaos et Marseille souffre comme les autres. Face à l’invasion wisigoth, burgonde et ostrogoth Marseille est désorganisée, mais doit se plier à ces puissances du Nord. Celles-ci sont divisées entre les Francs d’Austrasie (qui couvrent Aix, Avignon) et les Burgondes . Cette division entraine un affaiblissement et laisse la ville ouverte aux attaques lombardes. C’est, pour couronner le tout, à cette époque que l’on recense les premiers cas de peste à Marseille.

Enfin à la fin du VIIIè siècle, la région est en proie aux invasions sarrasines. Charles Martel arrête cette invasion à Poitiers et décide de s’assurer les Provinces de Bourgogne et de Provence. Mais cette dernière, particulièrement à Marseille, souhaite son indépendance. Ils mettent en place Mauronte, comte de Marseille. Charles Martel livre une expédition punitive et livre la ville aux pillages.


Mauronte fait alors appel aux Sarrasins et Charles Martel aux Lombards. C’est Charles Martel qui l’emporte et Marseille, ainsi que la Provence, doit une nouvelle fois se soumettre. Comme aux temps des Romains, Marseille se soumet mais impose une unité administrative à part. Ce sont les missi dominici , envoyés par le souverain d’Aix- la Chapelle qui viendront surveiller la bonne marche des affaires administratives de la ville. 

                      
                                 Lothaire Ier                                  Cathédrale La Major

Au XIè siècle, la Provence échoit à Lothaire, duc de Bourgogne, mais les Comtes Provençaux récidivent et se rebellent. Cette fois-ci la révolte est à leur avantage et leur pouvoir est accru.

Les invasions sarrasines reprennent. Conrad, roi de Bourgogne et d’Arles, nomme des Comtes Arles, Avignon et Apt et des Vicomtes à Marseille et Cavaillon. Parmi eux Guillaume, fils de Boson, premier comte d’Arles.

Choqués par la prise d’otage par les Sarrasins de Mayeul, abbé de Cluny, au col du Grand Saint-Bernard et de la rançon que l’on avait du payer pour le libérer, les Provençaux luttent avec énergie contre les Sarrasins. C’est Guillaume d’Arles qui prend la tête de la révolte et bat les Sarrasins. Il devient Guillaume le Libérateur.

Certains vicomtes de Marseille avaient guerroyé à ses côtés et se sont vus récompensés de terre, comme à Fréjus, et de biens qui les rendirent riches et puissants. Ils pouvaient une nouvelle fois prétendre à l’autonomie.

C’est Douce, une descendante directe de Guillaume, qui par son mariage avec Raymond Bérenger donne la Provence aux Comtes de Catalogne


                                             
                                               Alphonse II d'Aragon ( Alphonse Ier de Provence)


Menés par Hughes Fer, les Marseillais refusent l’entrée à Alphonse Ier, comte de Provence et roi d’Aragon. Ce dernier décide de s’allier au Comte de Baux pour gouverner sur place, ce qui est fait. Toutefois les Marseillais ne veulent pas d’un chef non marseillais. Mais Hughes de Baux s’appuie sur l’évêque d’Arles et fait excommunier les rebelles.

Les Marseillais cèdent momentanément à la puissance de l’Eglise qui lève les sanctions. Mais la révolte sourde et les Marseillais se révoltent à nouveau contre leur Eglise en 1216. Après des années de résistance et d’efforts, les marchands marseillais gagnent leur indépendance sur la ville basse et le port. On reconnait la Seigneurie collective de la Commune et les privilèges administratifs de la ville.

En 1230, les Catalans veulent reprendre le contrôle de cette commune et de cette Eglise marseillaises. Mais les Marseillais s’arrangent avec le Comte de Toulouse pour conserver encore un peu leur indépendance. Seuls quelques Marseillais, les mascarats (les faces barbouillées de noir) prennent le partie des Catalans ; ils seront chassés et se réfugieront dans un premier temps dans la ville haute, avant de pouvoir revenir dans la ville basse à condition de ne pas faire de politique.

Marseille est au summum de son indépendance. Elle traite avec les plus grands. On peut parler à ce moment de « République marseillaise ».

L’histoire des successions va encore une fois orienter l’histoire de la Provence. Les Marseillais doivent ratifier l’entrée au pouvoir des Angevins; ils signent les « Chapîtres de la Paix » et doivent arrêter leur expérience communale. Contenus dans le « livre rouge » et le «livre noir », les statuts de la ville sont entre 1252 et 1257.

Apaisés, les Marseillais peuvent enfin ce concentrer sur ce qui fait leur force : le commerce. Drapiers, bonnetiers, cordiers, …tous vendent leurs productions. Ils ont en contact avec des comptoirs, les fondouks, basés en Afrique du Nord à Tunis, Bougie… 

                                                 
                                                                  Le Roi René

Jeanne Ière passera à Marseille…rapidement mais efficacement, puisqu’elle organise l’unification de la ville. René d’Anjou sera un autre grand roi de la Provence. Il s’installe à Aix et vient régulièrement à Marseille. Il favorise le commerce et développe l’export ! Il veut donner un nouvel élan au port de Marseille. La cité jouit d’une grande autonomie en matière fiscale et commerce avec tout le bassin méditerranéen.

C’est en 1481 que la
Provence et Marseille deviennent françaises. C’est aussi à cette époque que Marseille prend son nom actuel (elle était connue auparavant sous le nom de Massalia).


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