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Charles Quint
Publié par EF041008 le 1/3/2009
 Charles Quint

Né le 25 février 1500 à Gand en Flandre, Charles Quint est issu d’une série d’alliances entre de nombreuses familles régnantes d’Europe.

Il devient un Roi européen. Elevé aux Pays Bas bourguignons, il reçoit la couronne de Castille, puis conquiert la Haute  Navarre. Il devint le grand rival de François Ier, à qui il récupéra entre autres la Bourgogne et le Charolais.

Ce fut sous son règne que l'on découvrit l'Amérique et que le luthéranisme fit son apparition en Allemagne
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Né le 25 février 1500 à Gand en Flandre, Charles Quint est issu d’une série d’alliances entre de nombreuses familles régnantes d’Europe. Grâce à ses grands-parents Maximilien Ier, Marie de Bourgogne, Ferdinand d’Aragon ou encore Isabelle de Castille, Charles hérita de l’Autriche, du Saint Empire Romain Germanique, de l’Espagne, de la Sardaigne et d’autres terres en Amérique. Son père, le roi Philippe Ier de Castille, et sa mère, Jeanne la Folle, lui transmirent la Franche-Comté et les Pays-Bas bourguignon. C’est ainsi que ce jeune garçon fut à la tête du plus vaste ensemble territorial d’Europe par simple héritage.

Jusqu’en 1517, il fut élevé aux Pays Bas bourguignons où il reçut une éducation fortement catholique. En 1918, pour recevoir la couronne de Castille, il fut obligé d’accepter certaines conditions comme par exemple l’apprentissage du castillan, l’interdiction de sortir du royaume des métaux précieux provenant des Amériques ou encore de traiter avec plus de respect sa mère Jeanne la Folle!

Sous son règne se poursuit la conquête du Nouveau Monde, initiée par les rois catholiques. La Nouvelle Espagne, fruit des conquêtes d’Hernan Cortés (1485-1547), recouvrant le Mexique actuel, l’Amérique Centrale et le Sud des Etats-Unis actuels, devient alors une puissante ressource économique pour son empire.

L’essentiel de l’histoire impériale de Charles Quint fut marqué par les affrontements avec François Ier de France. Ils furent sans cesse en compétition pour conquérir de nouveaux territoires. La Bourgogne et l’Italie seront les principaux territoires où vont s’affronter ces deux rivaux.

Le premier conflit éclata au Royaume de Navarre (anciennement le sud-ouest de la France et le nord de l’Espagne), alors sous contrôle espagnole. En profitant d’une faiblesse militaire des espagnoles et avec l’appui de François Ier, le peuple Navarrais se souleva pour prendre la capitale Pampelune. Contre toute attente ce fut Charles Quint et son armée ressaisie qui l’emporta. Par un accord diplomatique, Charles leur attribua la Basse Navarre mais conserva la Haute Navarre. 

                       
                     Titien, Charles Quint à cheval              Henry VIII, Hans Holbein

En 1521, afin de contrer l’alliance de François Ier avec la république de Venise, l’empereur forma une coalition avec Henri VIII d’Angleterre et les États pontificaux. Charles Quint et ses alliés emportèrent facilement la bataille de la Bicoque contre une armée franco-vénitienne en infériorité numérique. Ils reprirent alors le contrôle du Duché de Milan.

François Ier décida de contre attaquer mais ce ne fut toujours pas une réussite. Il essuya une nouvelle défaite qui, cette fois, le fit prisonnier de Charles Quint à Madrid. Pour y mettre un terme, le roi français dû signer un traité, entièrement au profit de l’empereur. François Ier perdit le duché de Bourgogne, le Charolais et dût épouser la sœur de Charles, Eléonore de Habsbourg. Mais ce ne fut pas tout; il fut libéré en contre partie de l’emprisonnement de ses deux fils aînés (le dauphin François de France et Henri de France, futur Henri II).

Malgré cette histoire et son ancienne captivité, François Ier ne lâcha pas les armes et fit preuve de persévérance et de volontarisme. A Naples, une nouvelle attaque rééquilibra les forces de Charles Quint et de François Ier. Ils laissèrent Marguerite d’Autriche (tante du premier) et Louise de Savoie (mère du second) négocier un traité. En 1529 est signé la Paix des Dames.

Ses deux hommes n’en restèrent pas là pour autant et à la mort du duc de Milan, ils revendiquèrent respectivement l’héritage du duché. Une nouvelle position de force apparaît alors mais elle sera vite stoppée par le pape Paul III en 1534, le partisan d’une réconciliation entre les deux souverains. (Cette intervention chrétienne fera l’objet d’un célèbre tableau de Sebastiano Ricci, peint en 1687).  En 1544, ils finirent par consentir une paix commune lors du traité de Crépy-en-Laonnois. 

          
    
          Entrée de l'Empereur Charles V, François Ier et du                      Réconciliation de François Ier et Charles V
            Cardinal Farnese à Paris


Henri II, fils de François Ier, ressentit la même volonté d’affaiblir l’empire de Charles Quint que son père. En 1552, au terme du traité de Chambord, il fit une alliance avec les princes réformés d’Allemagne. Grâce à une armée fortement mobilisée, il récupéra les villes de Cambrai, Verdun, Metz et Toul. Mais, Charles finira par l’emporter et par lever le siège peu de temps après.

Le règne de Charles Quint correspond aussi à la naissance en Allemagne du luthéranisme. Les églises protestantes se rattachèrent à la doctrine théologique de Luther (1483-1546), moine augustin fervent opposant du catholicisme et condamné par Rome pour ses idées réformistes.

Sacré par le Pape, Charles Quint ne put se soustraire à l’obligation de défendre la foi catholique. Il décida alors de réunir la Diète d’Augsbourg (une assemblée de divers chef du saint Empire Romain Germanique) afin de discuter de la soumission des princes du Saint Empire convertis à la réforme luthérienne.

Le texte fondateur de cette doctrine, rédigé par les protestants et fortement inspiré du texte original de Luther, fut présenté mais sitôt proscrit par Charles Quint, grâce à l’appui des nombreux députés catholiques présents. Luther, ne voulant en aucun cas transiger avec l’Église catholique, conseilla alors aux princes protestants de se préparer à la guerre. 

                          

                                                        Concile de Trente

Le pape Paul III, conscient de la dangerosité des événements et de la nécessité de réformer l’Église, convoqua en 1545 le concile de Trente (assemblée d’évêques et de théologiens prêts à questionner la doctrine et la discipline ecclésiastique). Les protestants n’acceptèrent pas les décisions prises par ce concile et Charles Quint déclencha les hostilités en 1546.

Au départ vainqueur grâce à l’appui de Maurice de Saxe, il obtint rapidement la soumission des princes rebelles. Mais à cause de la trahison de ce dernier, Charles fut contraint d’accorder la paix en 1552 par une amnistie générale. Le 3 octobre 1555 est signé la paix d’Augsbourg qui reconnaît officiellement le protestantisme dans tout l’Empire.

Affaibli par ces événements, par les maladies et par le goût amer de l’échec, Charles Quint abdiqua le 25 octobre 1555.
Une fois ses territoires transmis à son fils Philippe, il se retira dans son palais-monastère  près de Madrid où il mourut de la malaria à l’âge de 58 ans. Il repose actuellement au Panthéon des Rois d’Espagne sur le site royal de Saint-Laurent-de-l’Escurial. 
Cet article a été écrit par Caroline Robinet.

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