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Sieyes, la Provence et la Revolution
Publié par EF041008 le 12/3/2009
 Sieyes, la Provence et la Revolution
Né le 3 mai 1748, Emmanuel Sieyès fut issu d’une famille bourgeoise du sud-est de la France. Né à Fréjus, il fait ses études à Draguignan puis à Paris.
Vicaire de Chartres en 1787, il écrit un ouvrage "Qu'est ce que le Tiers Etat" qui le rend célèbre et le pose en père de la Révolution française.
















Né le 3 mai 1748, Emmanuel Sieyès fut issu d’une famille bourgeoise du sud-est de la France. Né à Fréjus, il fait ses études à Draguignan puis à Paris.

Après de longues études, il fut poussé par son père à rentrer dans les ordres et ce fut sans grande vocation qu’il devint prêtre à l’âge de 26 ans. Il intégra les grands salons intellectuels de l’époque dans lesquels se répandaient les idées des Lumières.

Vicaire de Chartres en 1787, il fut également conseiller commissaire à la chambre supérieur du clergé. Son Essai sur les privilèges, écrit en 1788, le fit connaitre mais ce fut surtout sa brochure Qu’est-ce-que le tiers état? , écrite une année plus tard, qui assura sa popularité. Ce pamphlet eut un véritable succès et devint d’ailleurs le texte fondateur de la Révolution française.

Il y présenta la situation du moment et indiqua ses volontés réformistes. Cet écrit débuta ainsi : « Qu’est-ce que le tiers état ? Tout. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? A y devenir quelque chose. » Pour lui, la souveraineté nationale devait nécessairement appartenir aux Tiers Etat, la population majoritaire du royaume de France.

Grâce à cela, il fut élu député de Paris du Tiers Etat aux États généraux et il proposa, entre autre, de former une assemblée nationale. Il rédigea le texte du Serment du Jeu de paume qui sera la base de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et travailla à l’élaboration d’une Constitution. Sieyès est aussi à l’origine de la création des départements français.

Il fut membre fondateur du club des Jacobins, un groupe politique influant de la période révolutionnaire (La Fayette, Mirabeau ou encore Robespierre en étaient membres). Il resta néanmoins très discret et, élu dans trois départements à la Convention, il vota la mort du roi. Robespierre l’accusa alors d’être « la Taupe de la Révolution ».

Il intégra le Conseil des Cinq-Cents, une des deux assemblées créées par la Constitution de l’an III et proposa la mise en place d’un jury constitutionnaire destiné à contrôler les actes de l’Etat.
 
Il appartenait également à la classe des sciences morales et politiques de l’Académie francaise,créée en 1795, alors chargée de «perfectionner les sciences et les arts par les recherches non interrompues, par la publication des découvertes, par la correspondance avec les societes savantes et étrangeres, suivre les travaux scientifiques et littéraires qui auront pour l’objet l’utilité générale et la gloire de la république».

A un moment donné, ce volontarisme réformiste ne plaisait guère et il fut poussé à quitter Paris pour rejoindre Berlin en 1798 et devint ambassadeur.

Une année plus tard, il intégra le Directoire et ressentit la nécessité d’un changement de régime. Il s’entend alors avec Napoléon Bonaparte pour préparer le coup d’Etat du 18 Brumaire.

Sieyès fut nommé consul provisoire et devint président du Sénat conservateur sous l’Empire. Il commença la rédaction d’une nouvelle constitution qui fut rapidement modifiée par l’empereur, la jugeant bien trop parlementaire à son gout.

Pendant la Restauration (1815-1830), il fut exilé à Bruxelles pour régicide. Il rentra en France en 1830. Il s’éteignit le 20 juin 1836, à l’âge de 88 ans. 

Cet article a été écrit par Caroline Robinet.

 

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