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Crémieux
Publié par EF041008 le 30/3/2009
 Crémieux


Né à Nîmes le 22 juin 1835, Gaston Crémieux est issu d’une famille israélite du Comtat Vénaissin. Rapidement surnommé « l’avocat des pauvres », il ne cesse jamais de se battre en faveur de tous les opprimés.
En Mars 1871, la Commune est proclamée à Paris et Marseille la rejoint. Le 22 mars, dans la salle de l’Eldorado, Gaston Crémieux enflamme le public...



Né à Nîmes le 22 juin 1835, Gaston Crémieux est issu d’une famille israélite du Comtat Vénaissin. Il fait de brillantes études de droit à Aix-en-Provence et obtient sa licence en 1856.

Homme affable, généreux et paisible, il sait devenir un acerbe et redoutable orateur. Rapidement surnommé « l’avocat des pauvres », il ne cesse jamais de se battre en faveur de tous les opprimés.
Il se bat avec virulence et sans vaciller ; en 1857, il est condamné pour délit de presse. Il se bat par passion et souvent dans un profond désintéressement.

Son combat n’en est que plus fort. Les difficultés sociales de la classe ouvrière vont l’émouvoir au point qu’il devient toujours disposé à défendre les miséreux.
 Il entre tout naturellement en contact avec les milieux républicains de l’époque et s’installe à Marseille en 1862. 

 
Il devient alors un membre actif de la franc-maçonnerie et un fidèle partisan de la liberté absolue de conscience.
Il est membre de la Loge de la Vérité, puis de la Loge Réforme qu’il a créée. Il s'implique dès 1865 dans la création d'écoles publiques réservées aux adultes et dans la création de chambres syndicales et de coopératives.

Il devient très vite un personnage incontournable de la vie politique locale. Le 8 aout 1870, il se trouve à la tête d’un mouvement révolutionnaire issu du peuple qui se créé suite à l’arrestation d’Alfred Naquet.

Ce mouvement est néanmoins rapidement contrôlé par les autorités.
Sur décision du conseil de guerre, il est emprisonné dans un cachot du fort Saint-Jean pour être par la suite condamné à 6 mois de prison à Saint-Pierre.
 
Le 4 Septembre, on apprend la débâcle de Sedan, la capitulation de l’armée de Mac Mahon et la capture de l’Empereur.
Marseille s’échauffe à nouveau. Gaston Crémieux est libéré et porté en triomphe dans les rues. Il devient le symbole de l’insurrection marseillaise.

La préfecture est envahie et le préfet échappe de justesse au lynchage. Marseille va vivre une expérience d’autogestion, avec des ouvriers en guise de gardes civiques. Exactions, pendaison du commissaire central Gaillardon, lynchage de policiers en même temps qu’un grand sentiment de libertés.

Dans cette atmosphère complexe, la rebellion se répend comme une trainée de poudre. La formation d’une Ligue regroupant les départements du Sud se créé et Gambetta et le gouvernement provisoire de la République réfugié à Tours, deviennent nerveux.  Gaston Crémieux est nommé procureur de la République.
 
Le 7 Octobre, l’arrivée de Garibaldi et de 500 camicie rosse ( chemises rouges) entraine l’enthousiasme populaire. Les négociations avec le Gouvernement provisoire font que l’atmosphère se calme.
 
Les Marseillais envoient même le corps franc du 4ème bataillon  de garde mobile des Bouches du Rhône participer aux combats sur la Loire en Janvier 1871. Ils perdent les trois-quarts de leurs effectifs.
 
En Mars 1871, la Commune est proclamée à Paris et Marseille la rejoint. Le 22 mars, dans la salle de l’Eldorado, Gaston Crémieux enflamme le public. Il prend la tête d’une commission qui prend le pouvoir. Quelques jours plus tard , les insurgés pillent le magasin d’armes de la gare et s’emparent de 14000 fusils.
 
Mais cette révolte ne dure que quelques jours. La réaction est en marche. Le 4 Avril 1871 les troupes du Général de La Villeboisnet occupent la ville.  Ils sont placés aux pieds de Notre Dame de La Garde, ce qui lui vaut le surnom de Notre Dame de La Bombarde….Marseille est reprise et Gaston Crémieux, qui s’est rendu, est condamné à mort.

On raconte que Thiers avait accordé la grâce de Crémieux, mais que le général d’Espivent avait maintenu la sentence.


Le 30 Novembre 1871, sur  le terrain de tir du Pharo, Gaston Crémieux refuse de se faire bander les yeux et est fusillé. Il tombe en criant « Vive la République »
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