Very Important People on a Very Important Planet
french english Flux RSS
Recherche
- Themes -
Infos
Connexion
Galerie Photo
Sade
Publié par EF041008 le 16/4/2009
 Sade

Donatien Alphonse François, marquis de Sade, est né à paris en 1760 et meurt en 1814 à Charenton. Il passera près de la moitié de sa vie en prison, moins pour ses écrits libertins que pour ses mœurs scandaleuses. Toutefois, ces périodes d'emprisonnement lui permettront de rédiger ses œuvres les plus importantes.




Donatien Alphonse François, marquis de Sade, est né à paris en 1760 . Sade est issu d'une des plus anciennes familles de l'aristocratie provençale. La Provence sera souvent son refuge pour fuir la justice.


La famille possédant différents châteaux à Lacoste, Saumane, Mazan et Arles. Mais la Provence sera aussi la seule Cour qui le condamnera a mort.


Donatien est un enfant vif, intelligent. Il intègre une prestigieuse école militaire réservée aux fils de la plus ancienne noblesse. A 14 ans, il est sous-lieutenant et part faire la guerre.

Sa vie d'homme commence. Il s'affirme par son courage, sa bravoure, et déjà son goût irrépressible des femmes et du jeux. Il dépense sans compter.

Sa famille s'inquiète et veut le marier. Il épouse Renée-Pélagie Cordier de Montreuil. Apparemment le couple s'entend bien. Madame de Montreuil se plie à toutes les exigences de son époux. Mais la santé et la vigueur du marquis ne peuvent se satisfaire d'une seule personne.

Trois mois plus tard, en 1763, il est enfermé à Vincennes, pour acte de débauche.

Malgré cela il accède à la charge de lieutenant-général. Son premier fils Louis-Marie nait.

La police le surveille, non pas pour des écrits licencieux, mais à cause de son libertinage jugé choquant. Les scandales se succèdent. Il se livre à des enlèvements, il torture ses victimes. La famille lui conseille de prendre le large.


En 1769, il va en Provence à Château Lacoste. Son deuxième fils nait puis une fille : Madeleine-Laure. Il s'éprend de sa jeune belle-sœur. Il vend sa charge de capitaine-commandant et dilapide la dot de sa femme.


Parfois pour la bonne cause, ainsi il restaure le château Lacoste et aménage une sale de théâtre au château de Mazan ( dans le Vaucluse, a 20 Km d'Avignon ) . Les fêtes sont ininterrompues entre Lacoste et Mazan.


On le pense assagi, hélas, en 1772, éclate l'affaire de Marseille. Le marquis a proposé à des prostituées des pastilles aphrodisiaques qui les empoisonnent, presque.
Le Parlement de Provence ajoute à la tentative d'empoisonnement, des actes de sodomie, et le marquis est condamné à mort.


Sade s'enfuit avec sa belle-soeur en Italie. Il y passe quelques temps puis revient en France pour être enfermé un an au fort de Miolans. Il s'en évade et rentre au Château Lacoste.
Il a toujours en suspens l'arrêt de la cour de Marseille, sa vie est en sursis. Malgré tout des orgies sont organisées au Château de Lacoste .


La police reste vigilante. Le marquis s'enfuit en Italie déguisé en curé. En 1777, il est incarcéré à Vincennes, par lettre de cachet de sa belle-mère. Sa famille fait casser le jugement de la Cour de Provence. Lors de son transfert à Aix, le marquis s'échappe, puis il est repris.

 

Sade a 38 ans, il restera enfermé 11 ans entre Vincennes (il est surnommé Monsieur le 6) et la Bastille. Grâce à son rang et à sa fortune, il a droit à un traitement de faveur. Il se fait livrer sa nourriture, il aménage sa cellule avec son mobilier, et dispose de quoi écrire.


Toutefois ces années dans des prisons humides et froides auront des conséquences sur sa santé. Sade a des relations difficiles avec les autres prisonniers. Il les insulte, hurle des insanités, s'accroche aux barreaux de sa prison et prend les passants à témoin dénonçant les conditions d'enfermement.


De guerre lasse, face à ce personnage incontrôlable que « rien ne peut réduire », la famille le fait interner à Charenton au motif de « démence libertine », de nos jours, »addiction au sexe ».


Là encore, il jouit de conditions d'enfermement privilégiées. Il tient table ouverte.

Il est rendu à la liberté en 1790. Mais il est méconnaissable, alourdi par le poids, le visage empâté et la démarche rendue difficile. Renée-Pélagie a obtenu de « divorcer » de son époux diabolique. Lui ne rêve que de vivre des revenus de ses terres de Provence.


Il ne pense qu'à écrire. En 1791, il publie « Justine » commencée à La Bastille.

En 1792, Fouquier-Tinville le condamne à mort, la révolution n'aime pas l'arrogance de la noblesse. Par un concours de circonstance mystérieux, il est libéré.

En 1795, il publie « Aline et Valcourt » et « La Philosophie de Boudoir ». En 1796, il vend le Château de Lacoste et voyage en Provence.


Ses revenus s'amenuisent.
Mais grâce à ses écrits libertins publiés sous le manteau, la roue semble tourner. Malheureusement il est de nouveau interné, sans raison véritable, à Sainte-Pélagie, puis Bicêtre et de nouveau à Charenton. Là, il sympathise avec le directeur, et Charenton devient le dernier endroit à la mode.


Sa dernière conquête est une jeune fille de 14 ans, fille d'un des employé de l'asile.

Il meurt en 1814 à Charenton. Son dernier fils brûlera tous les écrits non publiés.



  Voir cet article en format PDF Imprimer cet article Envoyer cet article

Naviguer à travers les articles
Article précédent Interview Isabelle Maeght Jellineck Article suivant
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Conversation