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Nice, Côte d'Azur part 2
Publié par EF041008 le 29/5/2009
 Nice, Côte d'Azur part 2

Le rattachement à la France en 1860 permettra l’arrivée d’une nouvelle population à Nice : celle des Russes... le tsarevitch, les barons, les princesses...

Les artistes aussi sont de la partie: écrivains allemands pendant la guerre, peintres comme Matisse ou Chagall...ou le Niçois Mossa.










                                                          
 



                                         Hotels à Nice?

                                      


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Vincent Corpet à Nice

Météo Nice
http://www.meteorologic.net/meteo-france/Nice_1945.html

Carte de la ville

                            


Nice est en 1860 une ville qui est investie pour beaucoup par les Anglais : sur  les conseils de l’écossais Tobias George Smollett (Travels through France and Italy, 1766), des groupes d’Anglais s’installent sur la baie des Anges (du nom des poissons qui nagent dans la baie). Le duc de Gloucester lui-même, frère du roi George III, séjourne en 1783 sur la baie.

Les villas sont encore éparses. C’est le Consiglio d’Ornato, chargée par le roi Charles-Albert de Savoie de déterminer le plan d’urbanisme. C’est cet organisme qui notamment va aménager la place Masséna et élargir la Beach Road , renommée rue du Littoral-des Anglais, ou Lou camin dei Inglès.

Le rattachement de la France en 1860 laisse place à une ère nouvelle : le chemin de fer déboule en 1864 et l’express Paris-Marseille-Nice en 1874.

En 1864, la Côte d’Azur  est rattachée au reste de la France par la route Napoléon qui traverse le Var. La Promenade s’y raccordera plus tard désenclavant ainsi Nice par voie routière.

Ce désenclavement permettra l’arrivée d’une nouvelle population à Nice : celle des Russes. D’abord la Grande-duchesse Hélène, veuve du grand-duc Michel, frère du Tsar Nicolas Ier., qui lance les bains de mer et la « thalassothérapie ». Derrière elle, toute une bourgeoisie qui recherche le soleil et cherche à guérir sa phtisie. Le tsarevitch , grand-duc Nicolas, n’aura pas la chance d’être guéri et décèdera à Nice en 1865.

                      

Le baron Van Derwies, richissime grâce à l’essor des chemins de fer russes, fait construire le château de Valrose, dont la salle de spectacle se veut aussi grande que celle de l’opéra...

Pendant la guerre de 1870, certaines personnalités comme Madame Furtado-Heine font don de leur maison pour qu’elle soit convertie en centre de convalescence pour officiers. Près de cette villa, celle de Romanoff-Bashkirtseff, où réside la jeune  Marie qui laissera à Nice une série de beaux tableaux.

Tout cet argent qui circule donne des idées à certains dont le sens des affaires est immense : ainsi en est-il d’Emile Jellineck , qui lancera la marque Mercedes, ou d’autres qui ouvriront pléthore d’hôtels, dont les fameux hôtel Ruhl et hotel des Anglais ou le Négresco , géré par un ancien mitron de l’hôtel Capcha à Bucarest, devenu business man.

           

Concomittant à cette floraison, et comme pour sa voisine monégasque, l’univers du jeu apparait et le Cercle de la Méditerranée puis le Casino municipal sont construits, permettant à tous ces grands bourgeois de passer leurs soirées dans le glamour.

C’est dans cette ambiance que va se dérouler les années folles. Les Russes auront beaucoup soufferts de la Révolution Russe et déserteront un temps cette région. Les remplaceront de nouvelles têtes comme Isadora Duncan ou plus tard les auteurs allemands fuyant une Allemagne connaissant la poussée nazie :Erich-Maria Remarque, Bertolt Brecht, Stefan Zweig.

                        

C’est dans ce cadre que va apparaitre un jeune avocat qui va contribuer à changer le visage de Nice : Jean Médecin. La déclaration de la guerre, l’occupation, puis les italiens qui occupent Nice en 1942. Médecin est obligé de démissioner.

La libération fera retrouver son sourire à Nice. Médecin revient à Nice et devra affronter les problèmes de la reconstruction. Certains voient dans Nice, comme René Cassin, une capitale de la Méditerranée.

Il est vrai qu’avec tous les peintres que cette ville a su drainer, de Bréa à Mossa, en passant par Matisse ou Chagall, toutes les cultures qu’elle a su intégrer, Nice est bien positionnée.

D’où sa politique volontariste d’expansion : construction d’équipements le long de la vallée du Paillon, poldérisation de la mer pour construire son aéroport, zone industrielle à Carros dans la vallée du Var, zone de recherche à la Gaude où s’est installée notamment la société IBM.

          

Nice est en bataille contre Marseille pour la suprématie. Alors que Marseille tient la corde au plan national, Nice la gagne au plan international grâce à son aéroport : tout le monde passse par Nice pour aller au festival de Cannes ou au grand prix de Monaco…

Mais Nice doit encore bouger et aller de l’avant : son port d’abord doit s’agrandir pour relever les défis d’aujourd’hui et de demain, l’université elle aussi doit croître et rajeunir la population.

Ce challenge permanent est source de retombées bénéfiques et Nice a de nombreux projets qui la place parmi les métropoles les plus actives, mais aussi, les plus agréables de France.
 
Cet article a été écrit par Emmanuelle Falsanisi



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