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Dali
Publié par EF041008 le 18/6/2009
Dali

Salvador Dali est né le 11 Mai 1904 à Figueras en Catalogne. A l’Ecole des Beaux Arts de Madrid, il rencontre Luis Bunuel et Federico Garcia Lorca, avec lequel il a une amitié complexe.

Il est repéré par deux peintres catalans Picasso et Miro, qui lui ouvriront les portes des galeries parisiennes....










                                          HOTELS EN CATALOGNE?

        
 

Salvador Dali est né le 11 Mai 1904 à Figueras en Catalogne. Il porte le même prénom que son père et que son frère décédé 9 mois auparavant, ce qui sera la source de beaucoup de pensées morbides et de troubles psychiques.

Son talent de dessinateur est révélé très jeune par un ami peintre de la famille, Ramon Pitchot. Il n’a donc pas de difficultés à convaincre ses parents de la nécessité de suivre des cours de dessin à l’Ecole des Beaux Arts de Madrid, où il rencontre Luis Bunuel et Federico Garcia Lorca, avec lequel il a une amitié complexe ainsi qu’en témoigne son tableau « composition aux 3 figures ».

Malgré une constante retenue, Dali est en proie à des obsessions sexuelles et scatologiques, à des fantasmes de pénétration et de peur de la castration. Lorca le sait et en joue avec lui. 

                 Dali    Salvador Dali
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Politiquement, il est de tendance anarchiste et s’oppose à la dictature de Primo de Rivera. Il est exclu de l’école et emprisonné…Il devient héros parmi les étudiants et commence à se créer une réputation.

C’est ainsi qu’on lui propose de participer à une exposition à Barcelone à la galerie Dalmau. Il est repéré par deux peintres catalans Picasso et Miro, qui lui ouvriront les portes des galeries parisiennes.

Bunuel, jaloux de cette relation avec Lorca et fondamentalement dégouté par cette homosexualité inavouée, commence à travailler avec Dali et cherche à le sortir de Barcelone et de Madrid. Il travaille avec Dali sur le « Chien andalou » ; ensemble ils le présentent à Paris et obtiennent un réel succès.

           
                                    Luis Bunuel, Collections of New York Public Library

Miro le présente à Paris à Camille Goemans qui expose rue de Seine des collages de Picasso, Max Ernst, Arp et Magritte. Elle signe un contrat d’exclusivité pour une exposition.

L’expérience parisienne est un choc érotique qui développe un peu plus ses obsessions : ombres phalliques, couples homosexuels, homme à mains vaginales, décomposition, excréments. Celui qui deviendra le Grand Masturbateur a trouvé sa voie. Typique de ces leitmotiv, le »Jeu lugubre », où le sein d’une femme est le testicule d’un doigt phallique, où les fessiers sont rougis ou souillés.

Ses obsessions commencent à inquiéter son entourage… C’est à ce moment qu’il rencontre Eluard et sa femme Gala, dont il tombe amoureux. S’amorcera alors la période la plus prolifère et inventive de Dali. 

                  
                Portrait de Paul Eluard                            Angelus de Gala
                             Collections of New York Public Library

Il rentre dans le mouvement surréaliste à un moment où celui-ci s’essoufle. Certains  avaient été exclus comme Georges Bataille, Robert Desnos, Michel Leiris ou Raymond Queneau et Dali apportera assurément un enrichissement à ce mouvement.

Passionné par Freud, il développe dans les années 30 sa méthode dite « paranoïa-critique ». Dali jongle entre les délires obsessionnels et les applications systématiques des théories psychanalitiques.

Dali signe un deuxième film avec Bunuel, qui va aussi ré-électriser le courant surréaliste : c’est l »Age d’or » qui est aux limites de l’atmosphère de Sade. Ce film est financé par le couple Noailles ( à noter que Marie-Laure descend de Laure de Sade). Il passe en exclusivité au studio 28 de Paris.

         
       L'enigme de Guillaume Tell                       Portrait d'Emilio Terry
                                       Collections of New Yorl Public Library



Dali  se confronte à ses délires paranoïaques dans un article paru : « l’âne pourri », dont un des lecteurs sera le jeune Lacan. Ce dernier ira voir Dali et lui apportera la caution scientifique.

La peinture de Dali s’affranchit : les corps se déchirent, les frontières entre les choses et les hommes disparaissent, les seins sont des tiroirs et les cervelles ont des racines qui montent au ciel. C’est la période de la « girafe en feu » ou de la « construction molle avec des haricots bouillis ».

Son talent artistique va rejoindre l’expression de la révolte politique de sa jeunesse : il soutient les communistes. Mais ceux-ci lui demandent de s’engager plus, notamment contre Hitler. C’est là qu’il créé, indépendance de l’artiste face au politique, son « Enigme de Guillaume Tell », gigantesque Lénine callipyge que Breton n’apprécie guère.

Toutefois les deux hommes vont finalement s’entendre et se soutenir, chacun d’eux ayant des penchants complexes qu’ils ne souhaitent pas forcément voir étaler au grand jour.


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Sa confiance grandit et il devient de plus en plus provocateur. Des mécènes se pressent autour de lui. En 1932, ce sont 12 mécènes qui vont s’entendre pour lui  assurer  des revenus fixes, chacun pouvant choisir un mois. Caresse Crosby, fondatrice avec son mari Harry de Black Sun Press et qui le fera connaitre aux US ; l’écrivain Julien Green et sa sœur Anne ; les Noailles ; Margaret Cuevas de Vera ; le photographe de mode André Durst ; le Prince Faucigny-Lucinge et sa femme Baba, née Erlanger ; l’éditeur René Laporte ; la comtesse Anna-Laetitia Pecci-Blunt ; Felix Rolo ; Robert de Saint-Jean, un diplomate ; Emilio Terry, un architecte. C’est le Groupe du Zodiac.

Avec Terry, il collabore à l’entreprise de décoration de Jean-Michel Franck et créé pour l’occasion un canapé en forme de lèvres de Mae West, qui attire ses victimes comme une plante carnivore. S’ensuivront la cheminé « nez », les rideaux cheveux et les cadres « yeux ».

Le travail avec cet architecte l’entraine à repenser l’architecture et les objets. Il remet à l’honneur l’art nouveau et ressuscite Gaudi et Guimard, dont il fait photographier les œuvres en 33 par Man Ray et Brassaï. Les sièges qu’il créé ont des pieds racines et des formes à la rondeur évocatrice. 

           
                              Salvador Dali et Man Ray, Library of Congress, Photo Van Vechten


De même que les bâtiments de Gaudi vivaient, les meubles de Dali sont vivants : lampadaires vertébrés, porte-parapluies phalliques, vagin capitonné de rouge en guise d’applique pour un film des Marx Brothers, table avec jambe dans le film d’Hitchcock, La Maison du Docteur Edwards... Il tourne se propres obsessions en dérision.

Il travaille aussi avec les deux créatrices ennemis : Coco Chanel et Elsa Schiaparelli …chapeau cotelette ou chaussure !! André Durst, le mécène photographe, photographie la collection d’Elsa en 1939…

Cette même année, Julien Levy, son galiériste new-yorkais confie à Dali le projet d’un pavillon surréaliste à la World’s fair. Ce grand nombre de projets lui fait gagner de l’argent, ce qui lui vaudra le surnom anagramme donné par Breton «  Avida Dollars ».

Pendant la guerre et jusqu’en 1948, il partira aux Etats-Unis avec Gala devenue sa femme.

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L’après-guerre lui vaut de se tourner vers une religiosité nouvelle. Il peint des images pieuses comme son Christ ou s’inspire de la résurrection pour créer de nouveaux tableaux. Il aussi extrêmement intéressé par l’expérience nucléaire.Il utilise les influences nouvelles comme l’expressionisme abstrait ou le pop art…

En 1958, il se marie au sanctuaire des Angels à Sant Marti Vell près de Gérone. Il est une star et de nombreux livres lui sont consacrés. Il parcourt le monde pour des expositions ou des interviews.

Il achète le château de Pubol en 69 qu’il décore pour Gala. Le roi Juan Carlos Ier le nommera marquis de Pubol en 1982.

 C’est en 1974 qu’il inaugurera le Musée Dali de Figueres.

Mais il utilise surtout les médias pour parler de lui et se perd dans ce tourbillon. Gala, décédé en 82,  n’est plus là pour le conduire. Il perd pied. Il signe des feuilles blanches et sa production est dévalorisée.

Il est hospitalisé en 1988 , où le Roi Juan Carlos , qui apprécie ses œuvres, lui fait une visite. Il mourra en 1989 et sera enterré à Figueres.

Cet article a été écrit par Emmanuelle Falsanisi.

Espace Dali dans le monde
Paris, France:                    Espace Dali à Montmartre Paris
Figueras, Espagne:          Fondation Gala-Salvador Dali




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