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Les résistants
Publié par EF041008 le 30/6/2009
 Les résistants

Paris décide la pacification et envoie le général Galliéni qui imposera la présence française. En 1897, il exile la reine Ranavalona III à la Réunion, d’où elle sera transférée en Algérie en 1899.

Le pays continue à résister et la ferveur nationaliste persiste. Partout où l’insurrection est matée, elle reprend plus loin…Les Sakalava résisteront aux Français, mais aussi le vieux Menalamba qui résiste à Lyautey pendant trois ans. Des foyers apparaissent partout. Il faudra près de 20 ans aux Français pour calmer le pays...

Inclut une video sur Madagascar









Paris décide la pacification et envoie le général Galliéni qui imposera la présence française. En 1897, il exile la reine Ranavalona III à la Réunion, d’où elle sera transférée en Algérie en 1899.

Le pays continue à résister et la ferveur nationaliste persiste. Partout où l’insurrection est matée, elle reprend plus loin…Les Sakalava résisteront aux Français, mais aussi le vieux Menalamba qui résiste à Lyautey pendant trois ans. Des foyers apparaissent partout. Il faudra près de 20 ans aux Français pour calmer le pays.

                               
                             Ranavalona III et Galliéni , New York Public Library

Mais un courant nationaliste est né. Des sociétés secrètes apparaissent ; ainsi en est-il de la V.V.S. (Vy, Vato, Sakelika) , une association de jeunes intellectuels créée en 1912,  et des personnalités comme Robin Joseph, Dr Raphael Raboto, le pasteur Rabary…

Galliéni  jette les fondements de la nouvelle colonie ; il construit une ligne ferrée  Tananarive-Tamatave avant de quitter l’île en 1905. Lui succèderont Augagneur, originaire de Lyon, qui fit venir Charles Renel pour s’occuper de l’éducation. Cela provoqua des querelles avec les Missions religieuses présentes à Madagascar.

Pendant la première guerre mondiale, c’est Garbit qui était gouverneur général et qui organisa la participation des Malgaches à la guerre. L’île dut fournir des milliers d’engagés, des vivres et des fonds au titre de l’effort de guerre.

Parallèlement, en cette période de guerre, on mate les rebellions dite subversives et la VVS est touchée en plein cœur : nombre de ses membres sont arrêtés. 8 condamnations aux travaux forcés à perpétuité, 13 à des peines allant de 15 à 20 ans de prison, 200 déportations. L’amnistie se fera en 1921.

                       
                        Femmes Sakalava 1902 et armée malgache 1895
                              Collections New York Public Library

Dans les années 20, un autre courant se créée organisé par Jean Ralaimongo, membre des groupes français de gauche. Il connait le futur Ho Chi Minh du Vietnam. Il forme une organisation nationaliste dont le but est de faire obtenir la citoyenneté française à tous les Malgaches et l’abolition du travail forcé.

Marcel Olivier est aux commandes dans ces années là. Colonial de carrière, il a travaillé précédemment au Soudan et remanie le pays administrativement en créant des 6 régions et en augmentant le nombre de provinces. Il dote le pays d’une banque, la banque de Madagascar et d’un nouveau chemin de fer Fianarantsoa-Manakara.

Pour effectuer ces grands travaux, il créa un service de main d’œuvre , le S.M.O.T.I.G., auquel fut affecté les contingents non reçus pour l’armée… Cette idée ne fut pas très acceptée par les Malgaches, qui résistait de plus en plus à la colonisation.

                  
                                         Credit Photos Philippe Gourdon

Le mouvement prend de l’ampleur et l’indépendance est demandée à partir de 1929. C’est à ce moment que Cayla arrive à Madagascar et mène une politique énergique contre les leaders du nationalisme malgache.

L’avènement du Front Populaire en 1936 obligea Cayla à assouplir sa politique et à libérer quelques leaders nationalistes.

Les restes de la reine Ranavolana III furent ramenés d’Alger à Tananarive en 1938. A la veille de la seconde guerre mondiale, l’île est divisée entre les partisans de l’indépendance et les partisans de la France.

La France empêtrée en 1940 dans le pétainisme, entraîne Madagascar qui soutient Pétain. Mais les Anglais, craignant un débarquement japonais occupent Madagascar en 1942, puis remirent l’île aux autorités gaullistes.

              
                                             Credit photos Philippe Gourdon


Aux élections des députés à l’Assemblée constituante française en 1945 et 1946, les nationalistes Ravoahangy et Raseta sont élus. Ils fondent le parti MDRM (Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache).

De nouvelles sociétés secrètes se créent : la J.I.N.A. et la P.A.N.A.M.A  résolues à chasser les Français y compris par action terroriste.  En 1947, de nombreux français sont massacrés et leurs biens pillés.

La IV République dut organiser une répression sanglante (80 000 morts) et l’état de siège fut instauré et il ne fut levé qu’en 1956. Les chefs du MDRM furent arrêtés et en 1948 six condamnations à mort furent pronocées, dont celles des députés Ravoahangy et Raseta, et de Tata Max. Le recours en grâce des condamnés à mort fut retenu en 1949.

En 1958, les Malgaches votent « oui » au référendum  et l’adoption de la constitution de la Ve république fait de Madagascar une « République autonome ». En 1960, l’Indépendance est recouvrée.





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