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Le Caravage
Publié par EF041008 le 30/7/2009
 Le Caravage

Michelangelo Merisi nait le 29 Septembre 1571, jour de l’archange saint Michel, probablement à Caravaggio ou à Milan. Caravaggio est une petite ville de la province de Bergamo.

C’est à Rome qu’il rencontre le Cardinal Bourbon Dal Monte, ambassadeur des Médicis auprès de la curie pontificale. Il doit cette rencontre au cardinal Fréderic de Borromée...

Inclut une vidéo sur Caravage.





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Michelangelo Merisi nait le 29 Septembre 1571, jour de l’archange saint Michel, probablement à Caravaggio ou à Milan. Caravaggio est une petite ville de la province de Bergamo.

Enfant, Merisi est marqué par les scènes insoutenables de la peste qui balaye l’Italie de 1575 à 1578. Il sera à jamais marqué par ces visages tordus par la douleur, qui l’influenceront dans son rapport à la peinture bien sur mais aussi dans son rapport à Dieu.

Il fit sa formation en Lombardie et acquit une technicité magnifique. C’est un jeune homme bagarreur, aimant la rixe et très fortement rebelle.

C’est à Rome qu’il rencontre le Cardinal Bourbon Dal Monte, ambassadeur des Médicis auprès de la curie pontificale. Il doit cette rencontre au cardinal Fréderic de Borromée. Devenu son protecteur, Dal Monte allait lui commander diverses œuvres. Il l’introduit aussi auprès de grands bourgeois, banquiers, cardinaux…C’est un ami de Gallilée et il sait recevoir la Noblesse dans des réceptions d’une rare élégance.

Le Caravage sera toujours très proches des Borromée, famille extrêmement pieuse, proche de la doctrine  d’Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites, mort en 1556. Cela le desservira face aux Espagnols que les Borromée combattaient, mais très utile dans ses relations avec de grandes familles comme le Colonna, l’une des plus puissantes de la noblesse lombardo-romaine.

                      

Il peint des hommes de l’entourage du cardinal, mais aussi des personnages dits »vulgaires ». Le Caravage passera son temps entre la brillance extrême et l’humanité en souffrance, le clair et l’obscur.

En  1599, il réalise ses premières œuvres publiques, notamment une commande pour la chapelle votive dans l’église Saint-Louis des Français. Le Cavalier d’Arpin, qui était son maître à Rome, avait déjà peint cette voute de la chapelle. Le Caravage s’occupa des parois latérales et de l’autel. C’est Cointrel ( Contarelli) , d’origine angevine, qui passe commande.

D’autres commandes allaient arriver, mais son caractère souvent brutal allait lui causer des soucis. Il aime la moquerie et a un caractère très insolent. Il fait de nombreuses fois des séjour en prison. En 1603, il est enfermé pour coups et blessures et ne vaudra sa libération qu’à l’intervention de l’ambassadeur de France Philippe de Béthune.

En plus de son goût de la rixe, il a une sexualité dés plus vigoureuses et assaille tout autant les femmes que les hommes. Cela ne m’empêche pas d’accroître le champ de ses connaissances. Il rencontre le futur Pape Urbain VIII, qui deviendra client, apportant ainsi à Merisi la reconnaissance des autorités de l’Eglise romaine.


                

Le Caravage se fait vraiment connaitre grâce à l’immense « Déposition  du Christ », dont la composition révèle une maîtrise et une clairvoyance quasi transcendante. Il voue à Marie une grande admiration tant dans son humanité que dans son lieu avec le Divin. Sa Madone des Palefreniers est révolutionnaire, dans sa tenue et dans sa composition ( elle écrase un serpent)… refusé par la Confrérie des Palefreniers qui l’avait commandé, cette toile est récupérée par Scipion  Borghese, neveu du Pape.

Le 28 Mai 1606, il se rend coupable du meurtre de Ranuccio Tommasoni au cours d ‘une partie de jeu de paume. Sa victime est proche des milieux espagnols; moralement il ne vaut pas mieux que Caravage. Il semble qu’ils se soient disputés pour des dettes de jeux.



                             


        

Il s’enfuie de Rome ; il est alors condamné à mort par contumace. La famille Colonna l’aide et le loge. Il gardera de cet épisode sordide un sentiment de culpabilité mélangé de volonté d’expiation. Sa complexité, son rapport au mal lui fait aimer cette situation de fugitif en recherche permanente d’absolution divine.

Ses tableaux n’en seront que plus beaux. Il continue à peindre et ses tableaux reflètent ces tensions. Il fuit à Naples et y peint « la Madone du rosaire » ainsi que la « Flagellation ».

En 1607, il rejoignit Malte dans une galère de Fabrizio Sforza Colonna, l’un des fils de la Marquise de Caravaggio et amiral de l’ordre souverain de Malte. Cette galère venait de Marseille et séjournait à Naples avant de partir sur Malte.

                    

A cette époque, Grand Maitre est Alof de Wignacourt ; il avait commencé une politique de grands travaux et souhaitait rentrer dans l’histoire. Le Caravage le peint et parvint à obtenir le titre honorifique de « Chevalier de Grâce »…Il peint alors la « Décollation de Saint-Jean Baptiste », où Salomé s’apprête à recueillir la tête de Jean-Baptiste dans une bassine.

Mais tout ceci se fit avant qu’ils n’apprirent son meurtre et sa condamnation. Il fut alors expulsé de l’Ordre de Malte et mit en prison. Les autorités maltaises l’ont condamné comme élément pourri et fétide…

Il réussit à s’échapper et rejoignit la Sicile. Il séjourne à Syracuse où il découvre les « Oreille de denys », carrières de calcaire dont l’acoustique était si pure que le tyran Denys pouvait entendre les conversations de ses esclaves. Ce lieu l’inspirera pour son tableau « L’enterrement de Sainte-Lucie ».

A Messine, il continue à flouer tout le monde et se présente comme Chevalier de Malte. Il obtient une commande nouvelle : la « Résurrection de Lazare », puis une autre l »Adoration des Bergers » pour lesquelles il reçoit des sommes incroyables. 

                                           

Pendant ses années de course, il peignit comme un forcené, comme un moyen peut-etre d’expier ses fautes… auprès de l’Ordre de Malte, comme auprès du Pape. Pour cette dernière tentative d’absolution, il part pour Rome en felouques…mais n’arrivera jamais à Rome.

Il meurt le 18 Juillet 1610 sur une plage de sable noir de Porto Ercole. Assassiné, épuisé…nul ne sait vraiment…mais son talent a su lui survivre, influençant à tout jamais la peinture mondiale.

Cet article a été écrit par Emmanuelle Falsanisi.


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