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Medicis part 1
Publié par EF041008 le 3/8/2009
 Medicis part 1

L’histoire de Florence est indissociable de celle des Médicis. C’est Jean de Bicci qui, ayant construit sa fortune grâce à l’exercice du change, fonda la maison Médicis.

Après Cosme l'Ancien, c'est Laurent le Magnifique qui donna à cette famille ses lettres de noblesse. Verrocchio, Da Vinci.














L’histoire de Florence est indissociable de celle des Médicis. C’est Jean de Bicci qui, ayant construit sa fortune grâce à l’exercice du change, fonda la maison Médicis.

Il était devenu en 1413 le financier du Pape Jean XXIII. Il fut élu à la haute charge de Gonfalonier, où il créa une taxe sur les propriétés et s’assura les faveurs du peuple en oeuvrant souvent en sa faveur.

Il participa à l’effervescence culturelle qui régnait à Florence ces années là pour effectuer quelques commandes, notamment en demandant la reconstruction de l’église de San Lorenzo, qui deviendra l’église des Médicis.

A sa mort, c’est Cosme l’Ancien qui prit la suite. Il continua à faire construire des palais qui lui valurent des jalousies et un exil. Mais le peuple, se sentant défendu par cette famille, exigea son retour.

Par une habile activité politique au sein des institutions, Cosme réussit à imposer sa famille et à imposer leur souveraineté. En Toscane, il est considéré comme le Pater Patriae.

Il fit fonder une bibliothèque qui rassemblait un nombre important de manuscrits et dont le gardien allait être Parentuccelli, qui devint Pape sous le nom de Nicolas V.

        
                              
                           Giovanni di Bicci                       Cosme l'ancien                  

Pour l’église du San Lorenzo, il demanda à Donatello de réaliser des décorations en stuc ainsi qu’une statue de David et le groupe de Judith et Holopherne. Brunelleschi termina à sa demande la coupole du Dôme, mais c'est surtout à Michelozzo di Bartolomeo qu’il fit confiance pour réaliser notamment le palais de la Via Larga.

C’est son frère Pierre le Goutteux qui lui succéda. Doté de talents diplomatiques, il apporta aux Médicis le rayonnement international nécessaire à la postérité de  sa famille. Il négocia avec les Sforza de Milan et avec Louis XI en France.

Ce dernier fut si impressionné par son talent qu’il concéda aux Médicis le droit d’apposer la fleur de Lys, emblème de la France, sur une des boules de l’écusson Médicis. Toutefois, son talon d’Achille était la politique intérieure. Il s’attira de nombreux ennemis qui n’attendaient que la fin de la Seigneurie des Médicis.

Ainsi en était-il de Luca Pitti qui fit un complot en 1466 contre Pierre le Goutteux. C’est Laurent le Magnifique qui déjoua le complot et fit condamner Luca Pitti à la peine capitale. Il prit la relève de Pierre le Goutteux. 

                           
                                      Lucca Pitti                         Laurent le Magnifique


En 1471, l’équilibre politique qui avait été établi grâce à une alliance entre Florence  et Naples contre Venise changea. Le nouveau Pape Sixte IV avait en effet  conclu un accord avec Naples pour créer un état pontifical.

Par ailleurs à Rome, les Riario et les exilés florentins, entre autres Francesco Salviati, archevêque de Pise et de la famille des Pazzi, rivaux des Médicis organisèrent une conjuration contre Laurent. En 1478, les conjurés entrèrent dans le Dôme de Florence et assaillèrent Laurent et son frère Julien. Ce dernier fut tué et Laurent blessé.

Le peuple ne le supporta et se rebella pendant trois jours. De nombreuses atrocités eurent lieu et la famille Pazzi fut littéralement exterminée. Le corps de l’archevêque Salviati fut pendu et montré à la fenêtre du Palazzo Vecchio. Botticelli  allait peindre les effigies des conspirateurs aux fenêtres  du Palazzo Vecchio.

Le Pape ne se déclara pas vaincu et s’allia à Ferrante, roi de Naples pour marcher sur la Toscane. Cette nouvelle alliance commençait à gagner contre les troupes florentines. Laurent sentit qu’il fallait négocier avant que tout ne soit perdu. C’est ce qu’il fit en allant à Naples.

                              
                               Michel-Ange                                         Leonardo da Vinci

Par cette capacité diplomatique, Laurent assura un nouvel équilibre au sein de l’Italie. Il sut par ailleurs assurer un équilibre propice au développement des Arts et de la pensée. Il continua à développer l’Académie fondée par Cosme, où se retrouvaient tous les penseurs et artistes d’Europe, parmi lesquels le jeune Michel-Ange.

Il soutint le sculpteur Andréa del  Verrocchio , qui était le maître de Léonardo da Vinci et du Pérugin. Verrocchio créa avec Léonardo le « Baptême du Christ » et sculpta pour la villa de Caraggi un magnifique David.  Filippino Lippi fut l’artiste préféré de Laurent.

A la fin de sa vie, il fut sous l’influence d’un moine mystique Savonarole, qui souhaitait instaurer le règne du Christ. A sa mort, c’est son fils Pierre Le Malchanceux qui lui succéda.

Alors que son père avait œuvré à l’équilibre entre Milan, Florence et Naples, Pierre prit fait et cause pour Naples. Ludovic Le More, régnant à Milan, et dont Laurent s’était attiré les faveurs en envoyant par exemple Da Vinci à ses côtés en signe d’amitié diplomatique, sentit ce changement et se tourna vers la France pour obtenir son soutien.

C’est Charles VIII de France qui souhaitait récupérer ses droits sur le Royaume de Naples, qui répondit à cet appel de Ludovic. Ils marchèrent ainsi ensemble sur Naples. Par ces mauvais choix politiques, Pierre s’était créé des inimitiés au sein même du pouvoir français qui était pourtant allié des Médicis depuis l’origine.

Voyant la débâcle proche, Pierre chercha à négocier avec le Français. Mais Charles fut intransigeant et demanda une série de villes que Pierre accorda sans résistance. Lorsqu’il revint à Florence, le gouvernement et le peuple de Florence étaient furieux. Ils chassèrent Pierre et ses frères Jean et Julien de la ville en 1494.  Leur tête fut mise à prix.

Les biens des Médicis furent à la merci des pillards et beaucoup d’œuvres accumulés par les Médicis disparurent à cette occasion. Florence allait vivre pendant 18 ans sans les Médicis.

Cet article a été écrit par Emmanuelle Falsanisi.

Suite de l'article Médicis part 2





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