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Michel-Ange
Publié par EF041008 le 3/10/2009
 Michel-Ange

Michel-Ange Buonarroti est né en 1475 à Caprese au nord d’Arezzo, d’une famille de notables. Lors de sa formation d'artiste, Il fait la rencontre de Laurent le Magnifique , Medicis, , qui l’invite en son palais ...
Il sera le plus grand rival de Da Vinci...





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Michel-Ange Buonarroti est né en 1475 à Caprese au nord d’Arezzo, d’une famille de notables. Son père était le podestat de Caprese, avant de revenir sur Florence et de laisser son fils à Settignano, village de tailleurs de pierre.

Michel-Ange, nourri au sein de sa nourrice, dira qu’il a tiré de son lait les ciseaux et la masse qui lui serviront à créer des statues.

Compte tenu de son talent et malgré les résistances paternelles, il commence des études artistiques. Il est en 1488 en stage chez les frères Ghirlandaio, ce que Michel-Ange reniera plus tard car elle nuisait selon lui à son image. Il apprend à copier Giotto ou Masaccio.

 Il passe aussi à l’Académie de sculpture San Marco à Florence. Laurent le Magnifique finançait ces formations pour déceler des talents. Il est alors sous la coupe de Bertoldo di Giovanni , héritier de Donatello, qui lui transmet son savoir. Il y fait la rencontre de Laurent le Magnifique, qui l’invite en son palais et reçoit des conseils du précepteur familial Ange Politien.


                                 

Florence abrite les plus grands humanistes au début du Quattrocento et les artistes s’inspirent de l’art classique. Mais un basculement commence à se faire au début du Quattrocento vers Rome qui attire aussi de nombreux artistes, notamment aux côtés du Pape.

A l’approche du Roi de France et à l’arrivée de Savonarole, Michel-Ange quitte Florence pour Rome. Les Piagioni ( pleurnicheurs), extremistes proches de Savonarole, empêchent tout épanouissement artistique.

C’est une supercherie qui fait connaître Michel-Ange  à Rome… son Cupidon endormi, ressemblant comme deux gouttes d’eau à une statue antique , est vendue comme directement sortie des fouilles…L’acheteur se rend compte du mensonge, demande le remboursement mais demande aussi à connaître le nom de ce génie sculpteur !

La première commande romaine de Michel-Ange est la Piétà du Vatican. 

Elle est destinée au tombeau du cardinal de Santa Petronilla. Cette sculpture est d'une rare beauté: la Vierge a une expression de douceur et d'harmonie; elle porte son fils mort, dont les détails du corps sont incroyables de véracité.

La statue est faite d’un seul bloc de marbre, ce qu’il est allé chercher dans les carrières de Carrare. Il recherche avec fièvre et passion les blocs qui vont lui servir et choisit minutieusement les transporteurs de ces blocs gigantesques.


 

               
                              


Il revient à Florence en 1501 au moment où la République se renforce sous l’autorité de Piero Soderini. On recherche un sculpteur pour travailler un bloc de marbre déjà ébauché pour effectuer une figure colossale. Il fera le David, qu’un groupe d’artistes comprenant Da Vinci, Botticelli, et le Perugin décideront de placer devant la place de la Seigneurie.

Conseillé par Machiavel, qui cherche à alimenter les sentiments patriotiques, Soderini fait une commande à Michel-Ange pour effectuer une fresque pour la salle du Conseil retraçant la bataille de Cascina contre Pise. Il doit travailler avec son ennemi Léonard Da Vinci, qui a reçu la commande pour un autre mur. Mais ni l’un ni l’autre ne finira son travail.

Michel-Ange et Da Vinci ne s’aiment pas : ils sont d’essence différentes.

Da Vinci a une approche scientifique de l'art et de la vie, tandis que Michel-Ange est profondément emprunt de spiritualité et s'accomplit dans la sculpture. Sa passion se déchaine quand il travaille le marbre avec lequel il a un contact charnel.

En 1502, le Pape Jules II est élu au trône de Saint-Pierre. Il aura une politique guerrière pour tenter d’accroitre son emprise ; il accompagnera cette politique d’une expansion des arts visant à restaure les fastes de la Rome impériale. Il promeut alors Bramante, Raphaël et Michel-Ange. Une de ces commandes est l’exécution de la voute de la chapelle Sixtine.


                      

Michel-Ange travaille alors la peinture a fresco, technique qui consistait dans la peinture sur un enduit encore humide ( frais, fresco). Les couleurs se fondent ainsi au support et en sont indissociables. D’autres enduits sont posés ensuite.

Michel-Ange travaille allongé pendant des journées entières. Il est épuisé. Il aurait préféré travailler au tombeau de Jules II qui avait décidé de reporter sa commande à la dernière minute.Et pourtant cette œuvre qu’il finira par réaliser sera selon ses termes une « tragédie ». Ce tombeau lui prendra 40 ans de travail ! Concernant la voute de la chapelle, il arrive à la terminer en quatre ans.

A la mort de Jules II et l’arrivée de Léon X, originaire de Florence, Michel-Ange revient à Florence. Les Médicis sont de retour. Léon X lui demande de refaire la façade de l’église du San Lorenzo, mais cette commande sera annulée et la façade restera toujours inachevée.

On lui demande alors de faire les tombeaux de Laurent le Magnifique et de son frère Julien ainsi que de deux autres membres de la famille. Mais là encore, seuls deux des tombeaux sont réalisés : ceux des deux plus jeunes grands ducs, Laurent duc d’Urbino et Julien, duc de Nemours .

Il se lance alors dans la réalisation de prisonniers, qui devaient être destinés au tombeau de Jules. La encore, il ne les finit pas. On les trouvera dans son atelier à sa mort.

Il retourna à Rome à la demande du Vatican et travailla comme architecte. Il exerça son génie à la basilique Saint-Pierre en travaillant notamment à la coupole, qui s’inspire de celle de Brunelleschi. Il travailla sur le projet de la Porta Pi et  y emplois des briques apparentes.

Il continue à travailler la sculpture en réalisant entre autres des Pieta.

Il meurt en 1564 en ayant apporté au monde son génie.

Cet article a été écrit par Emmanuelle Falsanisi.


 

    
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