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Carnaval
Publié par EF041008 le 25/1/2010
 Carnaval


Le Carnaval a ses origines dans l’Egypte ancienne, où l’on célébrait Osiris, dieu des morts et  l’au-delà mais aussi chez les Grecs qui célébraient Dionysos, dieu du Vin .
Grande fête avant le Carême, il est répandu dans le monde entier comme à Rio, Triniddad, New Orleans, Nice, Binche ou Venise...











Le Carnaval a ses origines dans l’Egypte ancienne, où l’on célébrait Osiris, dieu des morts et  l’au-delà mais aussi chez les Grecs qui célébraient Dionysos, dieu du Vin (ou Bacchus, son nom romain , d’où les bacchanales voir Route des vins).

Cette fête a été récupérée par l’Eglise catholique qui l’a positionnée au début de l’épiphanie pour se  dérouler  le mois avant le début du Carême, période de 40 jours de jeûne et abstinence, qui précédait Pâques.
 Le Carnaval, dont l’origine est carnevale, qui signifie « sans viande », se termine le jour du Mardi Gras, veille du début du Carême.

Le jour du Mardi Gras, chacun doit épuiser ses réserves en graisse, en beurre, en œufs, aliments qui seront interdits pendant 40 jours…d’où l’origine des crêpes qui permettent d’écouler les stocks…


                       
                                                  mardigrasneworleans.com

Comme un dernier pied de nez à l’abstinence qu’ils vont connaître ensuite, les Hommes se plongent dans la gourmandise, la débauche de paillettes, la musique et l’amusement. On se déguise, on porte des masques, on danse et on chante. On se plonge dans l’interdit avec l’accord de tous.

C'était le monde à l'envers ! Les pauvres se transforment en riches, les riches en pauvres, les hommes en femmes et les femmes en hommes, les enfants en adultes
Grand défoulement des peuples, le Carnaval permettait aux politiques d’éviter les rebellions : panem et circenses ( du pain et des jeux) …pendant ce temps là le peuple est heureux et ne pense pas à revendiquer quoi que ce soit.

Le Carnaval  se répandait un peu partout, mais son succès fut d’abord  le plus fort en Italie, à Venise. Le premier doge à autoriser le carnaval fut Vitale Falier, en 1094. Le carnaval débutait par un bal et se poursuivait par de petites fêtes locales sur les campi: théatre, concerts ou jeux. Les jeux en vogue étaient le tir à l’arc, les luttes sur les ponts, les pyramides humaines, le funambulisme. 

                                              A Trip to Brazil: 40 Years of Bossa Nova
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Les Vénitiens portent les déguisements de la Comedia dell’arte, de fous, de diables, de costumes d’étrangers (maures, Turcs…). Derrière les masques, on se livre à toutes les licences, le libertinage, les escapades amoureuses, le jeu…les prêtres s’y donnent souvent à cœur joie…

Les jeunes, déguisés en clown dans leur costume de MATTACINO, lançaient des oeufs emplis d'eau de rose sur les belles passantes. Quant à celles jugées moins séduisantes, elles recevaient des oeufs ... pourris. En 1268, un décret interdit aux hommes masqués de s’adonner à ce jeu. On finit par protéger le passage des femmes par des filets…

D’autres jeux sadiques apparaissent sur des animaux vivants, chats ou oies que l’on pend vivant et que l’on supplicie en les écrasant. Luttes de taureaux, de chiens… Débauche en tous genres, viols...Le Carnaval touche son apogée mais aussi son paroxysme de débauche au XVIIIe s. Sous la domination napoléonienne, le Carnaval est interdit en 1797. Les Autrichiens le remettront au gout du jour, mais il n’aura plus le même succès populaire.


                         
 
 
                             


A la même époque, les Français commencent à étendre leurs influences sur les terres nouvelles, du côté des Amériques. Les Antilles sont conquises et les Français s’installent. L’esclavage aussi. Les Français fêtent leur premiers Carnaval à Trinidad en 1785.

Ni les esclaves ni les natifs ne sont  admis, mais ils célèbrent tout de même leur propre fête dans les arrière-cours. Ils portent le masque, mais cela les relie à leurs rituels africains de célébration des morts. Ils en profitent aussi pour se moquer de leurs maîtres et les imiter de façon grotesque. Lorsque l’esclavage fut abolis, les populations locales et d’origine africaine purent célébrer le Carnaval de façon officielle.

Les Français avaient débarqué aussi sur les terres d’Amérique du Nord (cf Pionniers Nouvelle Angleterre) et c’est un explorateur Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville qui introduisit le concept du carnaval en à la Nouvelle-Orleans en 1699 puisqu’il baptisa une terre « Pointe du Mardi Gras » avant de s’établir à Fort Louis de la Louisiane ( aujourd’hui Mobile) en 1702 où l’on célébra les premiers Mardi Gras.


                          


 Il y créa une société secrète ( le Masque de la Mobile) , puis une autre la « Bœuf Gras Society ». Enfin il établit New Orleans en 1718 et les premiers Mardi Gras furent célébrés en 1740. C’était l’occasion pour le Marquis de Vaudreuil de faire des bals masqués de grande élégance.Les chars furent construits sur place et non plus en France et on décida d’élire le Roi du Carnaval.

Cette fête prit une tournure officielle puisque le gouverneur Warmoth de Louisiane décida du Mardi Gras Act en 1875.
Des chars et parades spécifiques firent leur apparition. Ainsi la Parade ZULU, créée au début du siècle dernier par une association la Benevolent Aid society, avec un King Story et un quartet en tête de char, et quatre Ducs à l’arrière. Les chars étaient décorés de palmiers et l’on y jetait des noix de coco. 


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Le Mardi Gras Indians a été une façon aussi pour la population afro américaine de rendre hommage à l’aide que les Indiens leur ont apportée lorsqu’ils ont pris leur liberté. On assiste à une compétition de costumes des grands chefs indiens. Cette cérémonie n’a pas toujours été très clame, mais elle est aujourd’hui un moyen de soutenir les Indiens dans les Réserves.
 
D’autres chars sont présentés à la Nouvelle Orléans comme celui du Roi, celui de Bacchus ou celui d’Endymion. C’est aujourd’hui l’occasion de célébrer le jazz avec des musiciens qui viennent de partout pour cette fête.Au Brésil, les origines du carnaval se trouvent dans une fête qui se déroulait avant le carême qui s’appelait « entrudo », une fête où les gens se jetaient de la boue, de l’eau et de la nourriture et qui dégénérait souvent en émeutes. C’est en 1840 que les premiers carnavals avec chars apparurent à Rio de Janeiro.


              


La samba, mix de samba angolaise, de polka européenne, de batuques africaines et de musique cubaine ne fit son apparition qu’en 1917. Elle est certainement venue des populations brésiliennes noires de Bahia (longtemps capitale administrative mais aussi du sucre et de l’esclavage) et s’est fait connaitre auprès des populations des favelas. Cette musique prit son essor au moment de l’abolition de l’esclavage au Brésil en 1888.

C’est en 1928 que les écoles de Samba firent leur apparition avec leurs costumes spécifiques suivant les quartiers. Derrière ces écoles se cachent souvent des associations de bénévoles qui aident les populations pauvres. La samba est donc ainsi, plus qu’une musique, un défoulement ; c’est l’expression d’une solidarité envers les peuples qui souffrent.

Voyant l’essor que prenaient ces carnavals un peu partout sur terre, la Côte d’Azur, qui était en plein essor économique et politique décida de lancer son propre carnaval à Nice. Un comité des Fêtes fut créé en 1874 avec Alexis Mossa et son fils Gustave-Adolf Mossa. Ils organisent des défilés de chars et dessinent les héros du Carnaval (certains dessins serviront d’ailleurs pour le carnaval de la Nouvelle Orléans).


         
 

L’influence symboliste de Gustav-Adolf Mossa donne à ce carnaval une touche de raffinement particulier.En 1871, Andriot Saetone organise la première bataille de fleurs, tradition qui se perpétue jusqu’à nos jours. Elles honorent le travail des producteurs locaux.

Mais le Carnaval n’est pas seulement un tradition du Sud. Les pays du Nord ont aussi leur tradition comme en Allemagne à Heidelberg , en Belgique à Binche où Marie de Hongrie décide d’honorer son frère Charles Quint et son fils Philippe II d’Espagne. 

A Dunkerque (France), ce sont les pêcheurs qui se voient attribuer par les armateurs une paye en plus et une fête avant la sortie pour 6 mois de mer pour la pêche à la morue. La Wisherbende est née.

Qui que vous soyez, de quelque continent que vous veniez, laissez vous charmer au rythme de la musique samba, jazz ou hip hop, laissez vous envahir par le parfum des lfleurs, parez vous de vos plus beaux costumes et laissez vous aller… c’est la fête ! 

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