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Venise part 2
Publié par EF041008 le 4/2/2010
 Venise part 2

Le XVIe s est le siècle d’or de la peinture vénitienne. Giorgione , peintre mystérieux aux toiles énigmatiques, Titien, maître absolu et remarquable politicien, Véronèse , peintre de la joie et de la fête ou encore Tintoret jouent de rivalités.Le Carnaval se développe avec ses célèbres personnages: Arlequin en tête.
Venise est un théatre de plaisirs...







 
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Le XVIe s est le siècle d’or de la peinture vénitienne. Giorgione , peintre mystérieux aux toiles énigmatiques, Titien, maître absolu et remarquable politicien, Véronèse , peintre de la joie et de la fête ou encore Tintoret, rival de Titien, plus véhément , plus haché mais tout aussi génial…Ces peintres se font une guerre sans merci au plus grand bénéfice de Venise ( cf Titien, Tintoret et Véronèse, rivalités à Venise…).

Le mécénat a joué une place importante dans l’épanouissement de cet art. Les commandes de la Sérénissime font exploser ce marché et enrichissent les peintres.

C’est à cette période aussi que le théâtre se développe. Jusqu’au XVIes le théâtre n’est encore qu’improvisé, c’est la Commedia all’improvviso : il y a des mimes, des masques, des bouffons, des balladins et le public de la rue applaudit. Mais ils se font une réputation et les Princes veulent avoir aussi leur spectacle.

Ils viennent à Paris en 1570 à la demande de Catherine de Médicis. On commence à voir des noms qui deviendront familiers : Pantalon , dit Il Magnifico, riche avare et libidineux, Arlequin, le valet fainéant , Brighella, le valet cynique et intriguant ( d’ailleurs tous deux nés à Bergame, ville vénitienne à l’époque), Colombine, Zerbinette ou Sméraldine les soubrettes.

                  
                               Photo credit Yasmine Chabert et Serge Addi 

Pantomimes, pirouettes, entrechats…ce style marquera à tout jamais l’art du théâtre, de la fête et plus tard du Carnaval.  Ils deviennent Commedia dell arte et utilisent des textes existants.

Mais au XVIIe s la Sérénissime devra batailler encore sur plusieurs fronts : contre les Habsbourg de Madrid et de Vienne, et contre les Ottomans qui reprennent leurs offensives. Les possessions de Venise en Méditerranée se réduisent et on voit la montée en puissance des grands pays du Nord.

Comme pour couronner le tout, Venise est atteinte par l’épidémie de peste qui fait 40 000 morts en 1577. La victime la plus illustre fut Titien lui-même qui avait 88 ans.

Le XVIIIe s ne sera pas mieux et commence par une série de revers. Elle est encerclée par les Autrichiens et elle est la proie de pillages corsaires par la mer. La crise économique est quasi permanente et ne peut lutter contre les nouveaux ports que sont Livourne et Gênes.


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Venise reste une ville très attirante, particulièrement au plan musical et intellectuel. Elle est devenue une capitale du plaisir :le jeu, les courtisanes, le faste fascinent les plus grands. Les femmes, zentildonne,  sont libres ;  ayant souvent épousé sous contrat, elles ne se gênent pas pour avoir des amants. Certains couvents se transforment en maison de rencontres, les bordelli pubblici…

Apparait le personnage de Cicisbeo, le sigisbée, l’amant de cœur et sa présence fait partie des usages. Ainsi le plus pur symbole de cette période est sans conteste Giacomo Casanova, libertin avisé, dilettante, transgresseur de tous les interdits selon certains…

Dans cette cité magique, aquatique, souvent embrumée, la magie du Carnaval ne pouvait que se développer. Comme souvent en Italie, les quartiers se mettent en branle pour donner leur meilleur spectacle. Jeux acrobatiques, jeux virils, combats de taureaux, représentations théâtrales, bals, concerts…          


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A la fin du XVIIIes , l’avenir de Venise n’est pas assuré. L’Autriche désire prendre cette ville depuis longtemps. Bonaparte cherche à utiliser Venise comme monnaie d’échange pour obtenir des terres plus riches… Il utilise un fait les « Pâques véronaises »  où des soldats français ont été tués pour envahir la ville, déclarer l’Ancien régime révolu. « Je serai un Attila pour Venise »…force est de constater qu’il a mis son verbe à exécution.

Les Français entrent dans Venise en 1797. Ils mettent à terre le lion ailé et ils mettent à sac l’Arsenal, pillent quelques tableaux, sculptures au passage…Une fois la République tombée, Bonaparte négocie Venise face aux Autrichiens qui n’attendaient que cela.

En 1798, les Autrichiens occupent Venise. Après la chute de la République et les pillages français, la ville a perdu beaucoup de sa richesse. 


               
                                     Credit photo Yasmine Chabert et Serge Addi


Bonaparte entre temps est devenu Empereur…il gagne la victoire d’Austerlitz et récupère Venise…Le vice Roi est Eugène de Beauharnais, beau-fils de l’empereur. Milan est la capitale de ce royaume.

Napoléon revient à Venise et décide de faire des constructions : restauration des digues, développement de l’industrie du verre, versement de 8 millions à l’Arsenal, amélioration du port qui devient franc…

Mais encore une fois, Napoléon ne fait pas dans la dentelle. Les améliorations entrainent la destruction de nombreux quartiers. Des toiles et du patrimoine est mis aux enchères.

Vivant ses deux occupations dans la douleur, Venise voit dans le renouveau républicain de 1848 une aubaine pour s’exprimer : elle devient une ville d’expression libre : résistance aux Autrichiens, liberté malgré les difficultés, la faim et les bombardements.


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Venise se reconstitue petit à petit, notamment au travers de la culture. La Biennale de Venise accueille Cézanne, Toulouse-lautrec, Degas, Modigliani, Van Dongen, Kokoshka…

Alors que l’Entre deux guerre voit la montée des fascismes en Europe, l’Italie connait son despote Mussolini. Il voit dans l’art et particulièrement le cinéma un moyen de propagande. On invite des grands réalisateurs, Jean Renoir ( fils du peintre Renoir ),  John Ford mais ceux-ci se rendent compte de la manipulation et un autre festival sera monté à Cannes en 46 ( cf Provence).

Aujourd’hui, Venise est devenue une cité très populaire et touristique. Bien plus que l’invasion estivale des touristes, c’est la pollution qui menace la ville : l’air , l’eau… de nombreux plans de sauvetage sont mis en oeuvre , mais la structure même de la ville rend ce sauvetage ruineux et peu sûr.

Mais des victoires apparaissent : la ville ne s’affaisse plus, la pollution aquatique commence à diminuer. Les efforts doivent être maintenus.

C’est cette histoire magnifique et ces risques aussi  que nous devons avoir en tête lorsque nous visitons cette cité lacustre, cette ville aux mille joyaux et au romantisme absolu.

Cet article a été écrit par Emmanuelle Falsanisi.





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