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Heidelberg, ville romantique et université
Publié par EF041008 le 24/2/2010
 Heidelberg, ville romantique et université

Heidelberg est une ville de la vallée du Neckar dans le Bade-Wurtemberg en Allemagne. Dédale de toits et de magnifiques maisons, elle abrite un château extrêmement visité et représente l’archétype de la ville romantique.






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Bien que l’on ait retrouvé en 1907 les restes de l’os de la mâchoire inférieur de l »homo heidelbergensis » âgé de 600 000ans , qui constituait à ce moment le plus ancien témoignage de vie humaine en Europe, ce sont les Celtes puis les Romains qui laissèrent les premières traces de leur passage.

En 1156, La ville devient la résidence de Konrad von Staufen, comte palatin ( Pfalzgraf bei Rhein) et demi-frère de l’Empereur Fiedrich I ( Barbarossa).   Mais en 1214, avec le duc Louis Ier de Bavière, la ville passe aux mains de la famille Wittelsbach, célèbre famille bavaroise.

Ils construisent pour la première fois un château fort, un pont puis un deuxième château fort. La vieille ville commence à se créer à l’intérieur de remparts. Sur autorisation du Pape Urbain VI, une université est construite par Ruprecht Ier. 

                                    

Le premier doyen fut le magistrat Marsilius Von Inghen. L’université eut une constitution qui était lue tous les ans et sur laquelle les citoyens de la ville devaient prêter serment. Elle assurait aux étudiants , aux scribes, aux professeurs, aux libraires un sauf-conduit et une exemption de taxes. Le succès de cette université fut immédiat. 500 étudiants s’inscrirent dès la première année.

Le Prince-électeur Ruprecht III se fait construire vers 1400 une grande demeure. La légende veut que les enfants jumeaux de l’architecte soient venus voir leur père tous les jours jusqu’à un jour funeste où ils tombèrent d’un échafaudage et moururent.

 Leur père inconsolable leur tressait tous les jours une tresse de fleurs blanches qu’il ne finissait jamais. Une nuit ses fils lui apparurent en rêve et le matin la couronne mortuaire était finie et les fleurs transformées en fleurs rouges. Un hommage à ces enfants est visible à l’entrée de cette bâtisse. 


                          

Le Prince recevait des courtisanes, organisait des joutes et jeux chevaleresques divers. De nombreuses fêtes sont données au château. 

Mais pendant ces temps de fête, une autre frange de la population s’inquiète des dérives morales et craint pour son salut. Un mouvement nait en Allemagne sous le nom de Réforme Protestante. Ulrich Zwingli à Zurich, Martin Bucer à Strasbourg, Jean Calvin à Paris et à Genève et Martin Luther en Allemagne sont les fers de lance de cette réforme.

C’est à Heidelberg que Martin Luther peu de temps avant son excommunication vient défendre ses idées. Il se débat contre les trafics des indulgences, qui permettaient via un paiement en argent souvent, de se racheter une conduite.

La Réforme s’infiltre ainsi petit à petit en Allemagne et permet ainsi de manifester son indépendance par rapport au Pape. Elle permet aussi aux Princes Germaniques de conserver l’argent qui est en général demandé par le Pape…


                           


Le Prince Electeur Otto Heinrich fait introduir la Réformeet c’est le Prince-électeur Frederich III qui fait triompher le calvinisme. Heidelberg devient le lieu d’enseignement de l’Eglise réformée et le prince Friedrich IV devient le leader de l’Union protestante.

Au début du XVIIe s , Frédéric V fit de nombreuses et prestigieuses constructions et aménagements : le jardin en l’honneur d’Elisabeth Stuart, fille du Roi James Ier, le palais que l’on qualifiait de bâtiment anglais. Frédéric devint Roi de Bohême à 23 ans, mais cela ne lui porta pas chance.

Il perdit la bataille sur la Montagne Blanche « Schlacht am Weisser Berge » contre les troupes impériales du général Tilly et fut mis en exil jusqu’à sa mort en 1632. Il fut alors connu comme roi de l’Hiver « WinterKonig ».

La célèbre «  Pfälzer Bibliothek » ( bibliothèque palatine ) est enlevée par les impériaux au titre de butin de guerre. Petit à petit le Palatinat sera colonisé par différents populations : Flamands, Wallons, Huguenots, Suisses…


                       

                        


Au cours de la guerre de succession du Palatinat, les troupes françaises prennent finalement Heidelberg, détruisent le château et une partie de la ville. Les troupes de Louis XIV reviendront quelques années plus tard pour faire sauter les remparts…

 La ville mettra plus d’un demi-siècle à se reconstruire. D’abord le vieux pont, puis le château. L’université est rouverte. La ville panse ses plaies doucement.

C’est pourquoi les habitants ouvriront leurs portes aisément au Tsar de Russie, au roi de Prusse et à l’Empereur d’Autriche pour qu’ils viennent signer  la fameuse Sainte-Alliance contre Napoléon « die Heilige Allianz ». On fera briller le château de milles feux pour fêter cet évènement.

C’est à cette période que Goethe fréquente la ville et particulièrement les jardins du château qui lui inspirent quelques poèmes. Il est alors éperdument amoureux de Marianne Von Willemer à qui il dédie un certains nombres d’écrits. Elle sera la Souleika du Divan de Goethe.

On dit que certains poèmes sont d’elles et que dans un don d’elle-même elle lui aurait laissé inscrire son nom. Peu importe seul l’amour compte. 


                


La ville s’enrichit de ce courant romantique ; son université est très active et draine de nombreux étudiants. Les cafés prospèrent dans cette ville très agréable. Le café Knösel, fondé en 1863, accueille toute cette jeunesse. On y vend les pastilles en chocolat « Schokoladenkuss » ( baiser en chocolat) et  à grâce à eux on y sollicite les faveurs des filles.

La ville garda toujours cette ambiance très estudiantine, jeune et charmante. Pendant l’été, des pièces de théâtre sont jouées et des comédies musicales sont données dans la cour du château. En hiver, l’ambiance est tout aussi festive avec un carnaval qui fait intervenir différent quartiers de la ville.

Ce dynamisme et ce passé prestigieux font que la ville accueille près de 3 millions de visiteurs et 30 000 étudiants par an, ce qui lui donne une ambiance éternellement jeune.

Cet article a été écrit par Emmanuelle Falsanisi



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