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Romanov part 2
Publié par EF041008 le 16/11/2010
 Romanov part 2

Succéder à Catherine II, dite la Grande, était difficile. Cette Romanov d’importation avait fait briller cette famille en Europe. Elle avait aussi hissé les couleurs de la Femme très haut politiquement.  Son unique fils légitime allait avoir du mal à suivre…d’autant qu’il est hanté par l’assassinat de son père par sa mère (ou du moins de sa complicité)  et par le fait que celle-ci fasse tout pour l’écarter du trône...






Dernières nouvelles des Romanov   
L'armée des tsars


Succéder à Catherine II, dite la Grande, était difficile. Cette Romanov d’importation avait fait briller cette famille en Europe. Elle avait aussi hissé les couleurs de la Femme très haut politiquement.  Son unique fils légitime allait avoir du mal à suivre…d’autant qu’il est hanté par l’assassinat de son père par sa mère (ou du moins de sa complicité)  et par le fait que celle-ci fasse tout pour l’écarter du trône.

A la mort de Catherine, le premier geste de Paul Ier est de réhabiliter son père. Il fait rouvrir son cercueil, y fait déposer une couronne impériale et fait transporter le cercueil près de celui de Catherine au palais d’hiver. Toutes les actions qu’il va entamer sont comme une vengeance contre sa mère.

En premier lieu, il impose la primogéniture en ligne mâle pour les successions, interdisant ainsi aux femmes de monter sur le trône, ce qui aura des répercussions sur la vie des Romanov au début du XXe s.

Ensuite il fait sortir de prison tous les écrivains et politiques enfermés par sa mère, notamment Tadeusz Kosciusko, dirigeant de la révolte polonaise de 1795.

          

En matière de politique étrangère, il va prendre part à la coalition contre les Français qui sont devenus révolutionnaires. Notamment à Malte, il va s’opposer aux Français qui ont mis sous séquestre les biens de l’Ordre de Malte en France et ont pris l’île de Malte, grâce à Bonaparte, en 1798 laissant l’Ordre s’éparpiller en Europe. Paul Ier prend alors la défense de cet ordre purement catholique et devient Grand Maître alors qu’il est lui même orthodoxe…jusqu’à ce que le Pape reprenne les rênes.

Il continue son soutien à la coalition jusqu’au retournement  des Anglais lors de sa conquête de la Suisse. Il devient alors « neutre » vis-à-vis de la France, mais interdit le commerce avec l’Angleterre et s’attaque à leur colonie des Indes.

Il rentre alors dans une phase de paranoïa intense, qui fait s’inquiéter son fils, Alexandre. Il s’enferme de plus en plus dans le château qu’il fait construire, le Château Michel (Michaelovski). Alexandre accepte de le déposer, tout en demandant de ne pas porter la main sur lui…On dira qu’il a tenté de fuir et a rencontré un dessus de cheminée qui l’a tué.

Humaniste, Alexandre Ier tente d’ouvrir le débat, notamment au sein de la bureaucratie, qui va se renforcer. Il libère les esclaves par la création des cultivateurs libres. Il veut la paix…mais il a en face de lui en France un autocrate qui veut la guerre ! Les relations diplomatiques sont rompues en 1805.

                 L'ombre des Romanov
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Alexandre Ier s’allie à l’Autriche contre les Français. Lors de la bataille d’Austerlitz, que l’on appelle la bataille des 3 Empereurs, Alexandre Ier ira contre les conseils de son général Koutouzov qui lui déconseille de s’engager. La perte de cette bataille sera pourtant mise sur le dos de ce général ! Elle aura sur la Coalition et la Prusse des conséquences dévastatrices.

Alexandre Ier et Napoléon se retrouveront à plusieurs reprises sur les batailles : Eylau, puis Friedland. Ils finiront par se rencontrer et les discussions dureront 20 jours à Tilsit. Napoléon est charmé par cet Empereur intelligent, mais l’annonce du mariage de l’empereur des Français à Marie-Louise d’Autriche rend Alexandre nerveux. Il est maintenant isolé  et se sent menacé.

Il comprend que le rêve secret de l’empereur français est l’invasion de la Russie. Panique à Moscou. Alexandre Ier rappelle Koutouzov, employé depuis Austerlitz à des tâches subalternes.  Le meilleur allié des Russes est la météo, le général « Hiver ».Les Français pataugent, meurent de froid. Ils doivent se retirer et cette campagne de vient la retraite de Russie. Alexandre devient le libérateur de l’Europe. Alexandre entre à Paris avec ses Cosaques.


                   Napoléon et Alexandre : Le rêve au sommet       Histoire de la Russie et de son Empire


Fort heureusement cet autocrate éclairé voulait combattre Napoléon, mais pas la France. Il était francophile et amateur de Chateaubriand. Il reste magnanime lors de la signature du Traité d’Aix la Chapelle.

Il a par la suite une crise mystique sous l’influence d’une femme, la baronne de Krüdener. Il interdit les sociétés secrètes et la Franc-maçonnerie. Il opère un tournant réactionnaire. Puis il veut se retirer du monde, se fondre dans le peuple russe…

Sa mort présumée date du 1er décembre 1825 à Taganrog, près de la Mer d’Azov. Mais on dit qu’il devint le moine Fédor Kouzmitch, qui fut déporté en Russie… En tout état de cause, lorsque l’on fit ouvrir le cercueil d’Alexandre Ier…celui-ci fut vide !

Son successeur est Nicolas Ier. Dès son arrivée celui-ci gouverne via des « comités spéciaux », qui ne font pas partie de l’appareil normal d’Etat. Tous leurs travaux sont menés dans le plus grand secret.

      

 

Avec ces comités, il entame un véritable changement des lois de l’Empire. Ce code,  le Recueil des Lois de L’empire russe, rédigé par Mikhaïl Speranski, publié en 1832 est le premier depuis 1649. Il restera la base juridique de l’Empire russe jusqu’en 1917.

En Europe, la politique de Nicolas Ier est plus aventureuse. Il tarde à reconnaitre le nouveau visage de la France de Louis-Philippe et celle de la Belgique, indépendante. Il préfère se tourner vers l’Orient.

En 1828, il est victorieux de la Perse et gagne l’Arménie orientale. Lors de la guerre d’Indépendance grecque, il se retrouve aux côtés de la France contre la Porte ( voir Istanbul ). Le prétexte est excellent puisque les Russes invoquent la solidarité orthodoxe !

Le Tsar y voyait le rêve suprême de s’emparer d’Istanbul et de contrôler les Détroits. Les Musulmans de la flotte turco-égyptienne se battent alors contre la Triple Alliance (Russie, Angleterre, France). La bataille de Navarrin va être le point de départ de l’indépendance grecque.

                          

 Nicolas Ier saura transformer cette victoire alliée en victoire russe de l’Amiral Lazarev. Il étend son empire en gagnant du terrain sur la Mer Noire et l’estuaire du Danube. Il fonde Grozny, la « Terrible », dans l’actuelle Tchetchénie et Tbilissi en Géorgie.

Mais cette politique de soutien aux forces nouvelles et indépendantistes s’arrêtent là. Nicolas Ier sera plutôt l’Empereur des forces traditionnelles en Europe. Les révolutions de 1848 n’atteignent pas la Russie qui renforce son oppression et sa surveillance. Il aide l’Empereur d’Autriche dans sa lutte contre ces forces nouvelles. Il arrête le mouvement nationaliste magyar.

L’Europe voit dans ce Tsar un danger dans la zone pour la zone des Détroits. On signe alors un Traité à Londres pour l’empêcher de faire sauter le verrou turc. Le Russe va alors prendre le prétexte d’une attaque des Orthodoxes en Palestine pour s’en prendre à nouveau à l’Empire Ottoman.

Ces derniers leur déclarent la guerre en 1853 et les forces européennes défendent cette fois ci  les Turcs contre la Russie. Les combats se font en Crimée. L’armée est en défaite et Nicolas Ier meurt avant la fin de la reddition.

L'article a été écrit par Emmanuelle Falsanisi

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