Very Important People on a Very Important Planet
french english Flux RSS
Recherche
- Themes -
Infos
Connexion
Galerie Photo
Régions du monde > Malte > Les Chevaliers de Malte
Les Chevaliers de Malte
Publié par EF041008 le 4/12/2008
Les Chevaliers de Malte

La création des Hospitaliers de Jérusalem remonte au XIème siècle. Les pèlerins de la chrétienté vont à Jérusalem prier devant le tombeau du Christ. Ils arrivent dans un tel état de santé qu’il faut prévoir des hôpitaux pour les accueillir.

C’est en 1120, sous la direction de Raymond du Puy, que l’Ordre commence à se transformer en ordre plus militaire.

Tout cet ordre est bouleversé par la reprise de Jérusalem par Saladin en 1187...











 





La création des Hospitaliers de Jérusalem remonte au XIème siècle. Les pèlerins de la chrétienté vont à Jérusalem prier devant le tombeau du Christ. Ils arrivent dans un tel état de santé qu’il faut prévoir des hôpitaux pour les accueillir.

L’hôpital Saint-Jean Baptiste est créé en 1048 par des marchands d’Amalfi, en Italie du Sud, grâce à une concession du Calife d’Egypte. Ils y érigèrent une église, un monastère pour hommes, un pour femmes et un hôpital.
 
                
               
 

C’est sous l’impulsion de Pierre Gérard de Martigues, originaire de Provence,  en 1099, que l’ordre décide de quitter le monastère et de devenir plus combattant. A l’arrivée des Croisés, il se met naturellement de leurs côtés, ce qui lui valut de généreuses dotations et de nombreux privilèges.
 

Officiellement reconnue par une bulle Pie postulatio voluntatis en 1113, la communauté a vocation à veiller sur la ville Sainte et de soigner les malades. La bulle papale approuve les statuts de la fondation et impose les 3 vœux classiques : pauvreté, chasteté, obéissance ainsi qu’un vœu supplémentaire, l’hospitalité.
Elle autorise aussi le droit d’élire de façon indépendante ses successeurs sans l’intervention d’aucune autorité ecclésiastique ou laïque. 


           
                                         Collections New York Public Library


Les moines portent une robe noire, marquée d’une croix à huit branches, symbole des huit Béatitudes du Sermon de la Montagne. Cet ordre s’appelle l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem ou Ordre des Hospitaliers.
 

C’est en 1120, sous la direction de Raymond du Puy, que l’Ordre commence à se transformer en ordre plus militaire. Les Hospitaliers deviennent les « Soldats du Christ » et fondèrent une Règle, fondée le partage et la Communion fraternelle, mais aussi sur le respect d’une hiérarchie et d’une fidélité aveugle. 


                               La chronologie de l'histoire des Hospitaliers : Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, de Rhodes et de Malte        Les Chevaliers de Malte : Des hommes de fer et de foi
                                                                Cliquez sur l'image

La Règle désignait 3 catégories d’Hospitaliers :
         
          -      
Les Chevaliers ( Nobles, destinés à porter les armes , ils étaient adoubés et 
               devenaient Chevalier de Saint Jean)
          -       Les Chapelains (chargés d’assurer les Offices)
          -       Les Servants d’arme ( fonctions hospitalières majoritaires, sans obligation de
               Noblesse).

Tous devaient avoir des fonctions hospitalières mais la mission militaire était importante ; ils seront souvent appelés pour combattre les assaillants ottomans, arabes ou mongols…De fait la fonction militaire prendra souvent le dessus sur la fonction hospitalière.


                          


Tout cet ordre est bouleversé par la reprise de Jérusalem par Saladin en 1187. La sortie des Chrétiens est monnayée et les Hospitaliers utilisent leurs trésors pour négocier. Saladin accepte la présence en ville de 10 Hospitaliers pendant une année.

Les Hospitaliers quittent donc Jérusalem et s’installe à Saint-Jean d’Acre, dans l’espoir d’un retour. Ils en sont en fait chassés  après une dure défaite en 1291.Ils s’installent finalement à Chypre où l’Ordre avait des Commanderies à Limassol.

Une période de remise en question commence à un moment où les Croisades s’arrêtent. Leur insularité nouvelle ainsi que leurs rapports tendus avec les Lusignan de Chypre leur firent prendre conscience qu’il fallait bâtir une flotte et partir.

C’est Guillaume de Villaret qui décida de partir sur Rhodes. Ils en prirent le château en 1308, qu’ils s’empressèrent de renforcer.
 
Ayant récupéré une partie du trésor des Templiers, dissous par Philippe le Bel, ils ont pu financer des «Galères de la Religion».


 
                               



En 1453, Constantinople tombe aux mains des Ottomans et les Hospitaliers restent le seul rempart de la Chrétienté dans une mer ottomane. Les Turcs attaquèrent Rhodes et le siège défendu par Pierre d’Aubusson dura 3 mois et se finit à l’avantage des Hospitaliers.
 

Les Turcs récidivèrent en 1520 avec Soliman. En face, Philippe Villiers de L’Isle Adam, en fort déséquilibre numérique et trahi par un Hospitalier, Amaral, dut capituler et négocia le retrait des Hospitaliers par bateau.
 

Ils commencèrent ainsi une période d’errance et c’est Charles Quint qui leur proposa l’archipel maltais, Malte, Gozzo et Comino ainsi que Tripoli (Lybie). En échange, l’Ordre devait remettre symboliquement un faucon chaque année à l’Empereur.


                                       Histoire de l'ordre de Malte    Mémoires d'un chevalier de Malte au XVIIe siècle
                                                         Cliquez sur l'image


Les Hospitaliers s’installent à Malte le 26 Octobre 1530. Les Turcs, alliés au redoutable Barberousse, ont successivement pris Rhodes (1523), Alger (1525) et Tunis (1534).
 
Les Chevaliers aideront Charles Quint à tenter de récupérer ces lieux, notamment Tunis en 1537, mais ils échouèrent à Alger où le vainqueur, Mustapha Pacha, en profita pour récupérer Tripoli. 

 
Devant les attaques multiples et les dangers grandissants, les Chevaliers de Malte se choisirent en 1557 un Grand Maître de grande expérience guerrière et à forte personnalité, Jean Parisot de La Valette. Il lutta contre les Turcs dans le Grand Siège de Malte en 1565. Sa victoire héroïque mit les Chevaliers à l’apogée en Europe. Le calme revenant, les Chevaliers se re-concentrèrent sur leur mission hospitalière et développèrent la médecine et la chirurgie. 

          


Ayant eu l’habitude de voyager, ils furent attirés par l’Amérique ; les Antilles d’abord où Philippe de Lonvilliers s’empara de Saint-Barthélémy et de Saint-Martin, puis l’Amérique du Nord avec la prise de Sainte-Croix. C’est sur cette île que s’installa Aymar de Chaste, désigné par Henri IV comme titulaire du monopole du commerce dans la région ( cf Acadia).
 
Plus tard, les Chevaliers allaient entretenir de bonnes relations avec le nouvel Etat américain, par le biais du Grand Maître Rohan. Le XVIIIème siècle donnera aux Chevaliers de Malte la possibilité de vivre dans une grande opulence.

                      

L’idéal religieux s’était amoindri aux contacts des ors. L’Ordre était passé sous protection du Roi de France.
 
Lors de la Révolution française, le problème crucial du choix se posa. Malgré les conseils du Grand Maître de Rohan, les Chevaliers Français soutinrent le Roi de France.
 
En 1791, les suppressions des ordres de chevalerie et l’interdiction de s’affilier aux ordres étrangers ainsi que la mise sous séquestre des biens de l’Ordre de Malte en France portèrent un coup de grâce à l’Ordre. 

En 1798, Bonaparte débarqua à Malte et s’empara de l’île sans grande difficulté. Les Chevaliers s’éparpillèrent, certains en Egypte, d’autres à Antibes et enfin le Grand Maître à Trieste. 

Le statut de l’Ordre resta le même, à savoir un Etat souverain ( qu’il avait gagné à la prise de Rhodes) et indépendant d’une assise territoriale ( qu’il avait gagné à la perte de Rhodes !). Il gardera ce statut jusqu’en 1961 où une charte écrite par Angelo Mojana, validée par Jean XXIII, confirme l’Ordre comme Etat Souverain.

Le Palazzo di Malta à Rome, siège du Gouvernement de l’Ordre de Malte, jouit du privilège de l’exterritorialité.
 L’Ordre est constitué de Chevaliers religieux (environ 100) et d’une grande majorité de Chevaliers laïcs (11000), tous soumis au Grand Maître. Ce dernier travaille en étroite collaboration avec le Cordinalis Patronis, envoyé par le Pape pour veiller aux rapports entre le Saint Siège et l’Ordre de Malte.


Cet article a été écrit par Emmanuelle Falsanisi.

 

 

  Voir cet article en format PDF Imprimer cet article Envoyer cet article

Naviguer à travers les articles
Article précédent Bâtisseurs Aubusson Article suivant
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Conversation