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Jeanne de Naples
Publié par EF041008 le 17/1/2009
Jeanne de Naples

Jeanne Ière de Naples est née en 1326 . Suite à des intrigues de succession, son grand-père, Robert d’Anjou,  la désigna pour lui succéder au trône. Elle lui succéda à l’âge de 17 ans.

Quatre mariages, pas de descendances, des luttes de pouvoir incessantes et une fin tragique étouffée entre deux matelas! Voilà le destin haut en couleurs d'une reine dont la personnalité est restée très attachante...




Jeanne Ière de Naples est née en 1326 ; elle était la fille de Marie de Valois, sœur de Philippe VI de Valois, roi de France, et de Charles , duc de Calabre, fils du roi de Naples, Robert le Sage. Suite à des intrigues de succession, son grand-père, Robert d’Anjou,  la désigna pour lui succéder au trône. Elle lui succéda à l’âge de 17 ans.

Elle épousa en première noce et par intérêt André de Hongrie vers l’an 1343. Toutefois, elle s’opposa à son couronnement, provoquant ainsi les foudres de la famille hongroise; le Pape Clément VI trancha et fit couronner les deux époux ensemble.
 
Refusant toujours d’en faire son légataire, la reine aurait fait assassiner son mari en 1345 à Aversa près de Naples.
Saisissant cette occasion, le frère d’André, le roi Louis de Hongrie, décida d’attaquer le Royaume de Naples et Jeanne, qui au passage s’était remariée avec un cousin, Louis de Tarente, dut s’enfuir en Provence en 1347. 

En échange d’indépendance de la région et de nominations des barons provençaux aux postes clés de l’administration, la reine Jeanne obtint les subsides nécessaires pour rester libre et continuer son périple. Elle arriva en Avignon, qui était le but de sa destination. Elle voulait en effet obtenir une dispense pour son premier mariage et l’absolution pour le crime présumé de son mari.

Après avoir organisé une commission, le Pape la déclara innocente du meurtre de son mari et obtint en échange la possibilité d’acheter la ville pour 80 000 florins, ce qui eut pour conséquence de sortir Avignon de la Provence et de renflouer les caisses de Jeanne pour assurer une reconquête de son pouvoir.

En 1348, elle s’embarqua à Marseille ( après quand même avoir organisé l'unification de cette ville) avec son mari Louis de Tarente pour reconquérir le Royaume de Naples. Ce dernier reprit les rennes du pouvoir et ne laissa guère d’espace à Jeanne. Pire, profitant de troubles avec les Hongrois restés sur place, il fit arrêter et tuer
Enrico Caracciolo, le protégé de la reine.

A ce moment, le reine Jeanne n’était pas au plus de sa forme. En effet, écartée du pouvoir en Italie, elle ne contrôlait plus la Provence qui était ravagée par des bandes de routiers comme Arnaud de Cervole, dit « l’Archiprêtre » et par les troupes françaises du frère du roi de France, Charles V, qui envoya le Connétable du Guesclin et battit les troupes du Sénéchal Foulques d’Agoult à Céreste.
 
Louis de Tarente envoya son frère Philippe pour rétablir l’ordre mais il n’y parvint avec difficulté qu’avec le soutien du Pape.
La mort de son deuxième mari en 1362 lui permit de se remarier avec Jacques III, roi de Majorque, et d’exercer personnellement le pouvoir. Grâce à Othon de Brunswick, elle réussit à reconquérir les territoires piémontais.

Ce dernier mari  n’eut pas plus de chance que les autres car il passa une bonne partie dans les geôles (cage en fer), ce qui le rendit presque fou; incarcéré une dernière fois, il finit par mourir en 1375. N’ayant toujours pas de successeurs, Jeanne se résolut à désigner Charles de Duras comme successeur.

En se mariant une quatrième fois avec Othon de Brunswick, elle s’aliéna son cousin Charles de Duras, qui commença alors une lutte contre elle sans merci.
Lors du grand schisme qui scinda la chrétienté en deux ( partisans du Pape originaire de Bari, installé à Rome, Urbain VI et partisans du Pape d’Avignon, Clément VII), Jeanne supporta le Pape d’Avignon ( contre monnaie ).

Face à ce choix, Urbain VI déclara Jeanne schismatique et donna en 1381 le Royaume de Naples à Charles de Duras en mal de vengeance.
Voyant le Royaume d’Italie, allié aux Hongrois, ses ennemis, lui échapper à nouveau, Jeanne prit en dernier recours le partie des Angevins et désigna Louis d’Anjou comme successeur.

Cette décision déclencha les foudres de Charles de Duras qui leva une armée avec l’aide des Hongrois et attaqua le Royaume de Naples.
Il entra dans Naples, emprisonna le reine. Louis d’Anjou, réagissant tardivement du fait de problèmes internes, lança une contre-offensive. Mais il arriva trop tard et celle qu’il venait sauver était déjà morte assassinée, étouffée entre des matelas.

Elle mourut ainsi en 1382 en Basilicate, laissant derrière elle une guerre de succession qui allait secouer le Provence pendant plus de cinq ans.

Cet article a été écrit par Emmanuelle Falsanisi.



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